La multiplication des constellations de satellites menace le ciel nocturne

Le ciel nocturne est susceptible de subir une pollution sans précédent. Les méga-constellations projetées peuvent avoir des « impacts dévastateurs sur l’astronomie », comme le met en garde l’Observatoire européen austral dans une étude, qui recommande de limiter à 100 000 le nombre de ces satellites afin de garantir la préservation de notre capacité d’observation du ciel. Cette recherche, réalisée par l’Observatoire européen austral (ESO) et parue le mercredi 1ᵉʳ juillet dans la revue scientifique Astronomy & Astrophysics, constitue la première tentative d’évaluation de l’impact potentiel des constellations de satellites de grande taille et très lumineux sur les observations astronomiques en augmentant la luminosité nocturne.
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Depuis l’année 2019, il y a eu une augmentation significative du nombre de satellites en orbite autour de la Terre, totalisant actuellement 14 000, avec une prédominance des satellites de télécommunications Starlink de SpaceX. Ceci représente à peine le commencement. La compagnie d’Elon Musk a pour projet de déployer un million de satellites supplémentaires en orbite, qui seront dédiés aux data centers spatiaux.
D’autres initiatives, telles que le projet Cinnamon de la jeune pousse E-Space ou les constellations chinoises CTC-1 et CTC-2, prévoiraient le déploiement de plusieurs centaines de milliers de satellites supplémentaires en orbite. En outre, il convient de mentionner Reflect Orbital, une jeune pousse américaine qui ambitionne de déployer d’ici 2035 jusqu’à 50 000 satellites de grande taille, conçus comme des miroirs, dans le but de générer de la lumière solaire durant la nuit à l’aide de faisceaux réfléchissants. En somme, plus de 1,7 million de satellites pourraient être en orbite autour de la Terre, ce qui risquerait de saturer le ciel nocturne observé par les télescopes terrestres.
Selon Olivier Hainaut, astronome à l’ESO et auteur de l’étude, lorsqu’un satellite traverse le champ d’observation, il génère une traînée lumineuse qui occulte les objets situés en arrière-plan. Cette occurrence est devenue fréquente lors des dernières années, bien que cela reste gérable. Cependant, le chercheur exprime des inquiétudes quant à l’augmentation du nombre de satellites en orbite, passant de 14 000 à 1,7 million, en particulier concernant les satellites conçus pour être extrêmement brillants.
Même en l’absence d’une orientation directe des miroirs vers l’observateur, la lumière émise par les satellites de Reflect Orbital les rendrait visibles dans le ciel sous la forme de multiples points lumineux semblables à Vénus, également connue sous le nom d’étoile du berger. Selon le chercheur, que l’on se trouve en Auvergne, au Sahara ou dans le désert d’Atacama, le ciel nocturne ne serait plus d’une pureté immaculée, mais ressemblerait plutôt à celui observé en périphérie urbaine.
Afin de prévenir des répercussions dramatiques sur l’observation astronomique depuis la Terre, il est recommandé de restreindre le nombre de satellites en orbite à 100 000 et de veiller à ce qu’ils émettent une luminosité minimale afin de ne pas être perceptibles à l’œil nu depuis un emplacement obscur, comme le suggère l’étude. Cette observation a été utilisée comme fondement pour un commentaire soumis par l’ESO, en partenariat avec la Royal Astronomical Society britannique et l’Union astronomique internationale, à la Commission fédérale des communications américaine chargée d’évaluer les demandes d’autorisation présentées par SpaceX et Reflect Orbital.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
