Changer la couleur de ses yeux : la tendance qui terrifie les médecins

Changer la couleur de ses yeux : la tendance qui terrifie les médecins
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On pensait que la couleur de nos yeux était immuable, déterminée une fois pour toutes par nos gènes. Désormais, en cet été 2026, il est possible de troquer un marron ordinaire contre un vert émeraude ou un bleu azur, en une seule séance et pour la vie. Cette révolution s’appelle la kératopigmentation, la chirurgie esthétique du moment, qui fait même la une du New York Times.

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La technique est impressionnante : le chirurgien utilise un laser femtoseconde (le même que pour la correction de la myopie) pour creuser un micro-tunnel circulaire dans la cornée, la fine membrane transparente de l’œil. Il y injecte ensuite un pigment minéral, sous simple anesthésie locale en collyre. La couleur se diffuse comme une encre dans l’eau, et en 24 heures, tout est cicatrisé.

À l’origine, cette méthode servait à réparer des yeux endommagés ou malades. Son usage esthétique, lui, ne date que d’une dizaine d’années. Et, devinez qui en est le pionnier ? La France, bien sûr. L’ophtalmologue Francis Ferrari, fondateur de la clinique New Eyes Paris, revendique l’invention de la version cosmétique et a réalisé la première opération en 2013. Depuis, plus de 2 500 patients auraient franchi le pas. Comptez de 5 500 à 7 000 euros pour les deux yeux. Le marché explose : une demi-douzaine de cliniques parisiennes se livrent déjà une concurrence acharnée, et un congrès international a même été organisé.

Si cette chirurgie sort des cabinets médicaux, c’est grâce aux réseaux sociaux. Les cliniques y postent des transformations spectaculaires, avec des photos avant/après qui cumulent des millions de vues sur Instagram et TikTok. Certains contactent leur chirurgien en message privé, comme pour commander une paire de basket.
Le mécanisme est connu : une opération devient un contenu, le contenu devient une tendance, et la tendance génère de nouveaux clients. En France, les 18-34 ans recourent à la médecine esthétique que les 50-60 ans.

Sauf que derrière les likes se cache une réalité plus sombre : un bistouri planté dans l’organe le plus fragile du corps. L’Académie nationale de médecine a tiré la sonnette d’alarme : sécheresse oculaire, éblouissements permanents, perte de transparence de la cornée, et dans les cas extrêmes, cécité. Des ophtalmologues rapportent déjà des patients ayant perdu la vue.
Le pire ? Cette mode touche surtout un public jeune. Comme pour toute tendance, des cliniques à bas prix à l’étranger proposent l’opération à prix cassés. Moins cher, oui… mais sans suivi en cas de complication. Or, un œil, ça ne se remplace pas.


<(Article reformulé à l'aide d'IA)

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