Logements étudiants : 95% ne respectent pas l’encadrement des loyers

Logements étudiants : 95% ne respectent pas l'encadrement des loyers
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Selon une étude de l’association Que Choisir Ensemble (anciennement UFC-Que-Choisir), la grande majorité des offres de logements étudiants en ligne ne sont pas conformes à la réglementation sur les loyers, comme l’a révélé France Inter en exclusivité le lundi 6 juillet. L’organisation a examiné les publications faites sur des plateformes de vente telles que Leboncoin dans onze agglomérations françaises, regroupant environ 62 % de la population étudiante (Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse).

Six villes (Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier et Paris) sont concernées par l’encadrement des loyers, une mesure visant à limiter les prix dans les zones urbaines où la demande immobilière est forte. Dans le cadre de cette recherche intitulée « Logements destinés aux étudiants : une offre insuffisante et une réglementation largement contournée », il est noté par l’association que 95 % des offres de studios de 15 m² dépassent en moyenne les plafonds autorisés de 234 euros par mois, atteignant même 382 euros à Paris.

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Selon l’association Que Choisir Ensemble, il est souligné que la majorité des étudiants, soit 90 %, se voit obligée de chercher d’autres alternatives de logement en raison du manque de disponibilité de logements en résidence Crous. Parmi ces alternatives, 40 % se dirigent vers le marché privé, où les loyers sont fréquemment trop élevés par rapport à leurs moyens financiers. À titre d’exemple, le loyer moyen d’un studio de 15 m2 s’élève à environ 600 euros par mois, avec des variations significatives selon les régions : 504 euros à Grenoble, 560 euros à Lyon, 655 euros à Bordeaux, et jusqu’à 984 euros à Paris. Les auteurs de l’étude déplorent un marché immobilier « hors de contrôle où les règles sont massivement contournées ».

Les propriétaires ont la liberté d’agir à leur guise, car les étudiants seront toujours intéressés par le logement, quelles que soient les circonstances. Lorris Chabert, qui occupe le poste de secrétaire national du syndicat étudiant l’Union Étudiante, a été interviewé par France Inter.

En outre, selon les conclusions de l’étude menée par Que Choisir Ensemble, 73 % des annonces immobilières montrent au moins une irrégularité. L’étude précise que ce sont les villes situées dans les zones sur lesquelles la demande de logements locatifs est la plus forte qui affichent les taux d’irrégularité les plus élevés, atteignant 97 % pour Paris et jusqu’à 100 % pour Grenoble, Lyon, Lille et Bordeaux. Dans 36 % des annonces, le diagnostic de performance énergétique (DPE) n’est pas mentionné.

Selon Marie-Amandine Stévenin, présidente de Que Choisir Ensemble, nous devons exiger des plateformes qu’elles vérifient la conformité juridique et légale des annonces qu’elles diffusent. Elle souligne qu’il incombe à ces plateformes de prendre leurs responsabilités à cet égard. Marie-Amandine Stévenin soutient également la nécessité de maintenir l’encadrement des loyers, un mécanisme éprouvé. Selon elle, nous devons veiller à sa pleine application et à sa pérennisation.


(Article reformulé à l’aide d’IA)

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