2100 : Les feux de forêt vont devenir de plus en plus intenses

Selon la récente cartographie d’Axa Climate publiée le mercredi 8 juillet, les incendies de forêt en France devraient s’intensifier et se propager à travers tout le territoire d’ici à 2100. Les prévisions de l’entité du groupe d’assurance spécialisée dans l’adaptation au changement climatique sont établies sur un scénario projetant un réchauffement qui peut atteindre +4 °C d’ici 2100 en France.
D’après les données de cette nouvelle carte, il est prévu que d’ici 2050, la ville de Marseille, située dans les Bouches-du-Rhône, soit confrontée à 60 jours présentant un risque élevé d’incendies de forêt, chiffre qui devrait augmenter à 78 jours d’ici 2100, comparé aux 48 jours actuels. Pour la municipalité de Perpignan, située dans les Pyrénées-Orientales, ce nombre s’élèvera à 53 jours en 2050 et à 66 jours en 2100.
À consulter >> Plus de 58 000 bâtiments abîmés ou détruits au Venezuela
Selon le PDG d’Axa Climate, Antoine Denoix, le réchauffement climatique expose davantage le pourtour méditerranéen aux incendies. En effet, les risques d’incendie sont étroitement liés aux températures élevées et aux vagues de chaleur observées dans la région. Ainsi, les périodes de fortes chaleurs et d’incendies devraient s’étendre dans le temps et ne pas se limiter exclusivement aux mois de juillet et août, mais s’étaler plutôt sur les mois de mai, juin et septembre.
Les incendies favorisés par les conditions de sécheresse pourraient également se propager vers les régions du Centre et de l’Ouest, augmentant ainsi les risques d’incendie à Tours (Indre-et-Loire), à Nantes (Loire-Atlantique), à Rennes (Ille-et-Vilaine) et même en région parisienne. Le nombre de jours à risque devrait passer de deux actuellement à neuf d’ici 2100.
Le PDG d’Axa Climate prévoit que des incendies pourraient survenir un jour, et assez rapidement, dans les forêts de Compiègne, de Montmorency et toutes les forêts environnantes de Paris. Ainsi, il est recommandé par cet expert de procéder à des ajustements en introduisant des essences d’arbres à feuillage caduc dans les massifs forestiers, à l’instar de ce qui a été réalisé en Gironde. Cette mesure permet au département de maintenir un niveau d’exposition inférieur à 10 jours à risque d’incendie par an, tel que prévu par Axa Climate.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
