Le rapport d’une association sur le consentement en gynécologie

Selon une enquête publiée en ligne le vendredi 17 juillet par StopVOG, le consentement n’est pas toujours automatique dans les cabinets de gynécologie. L’organisation, impliquée dans la lutte contre les violences obstétricales et gynécologiques, a collecté les témoignages de 10 152 individus, principalement des femmes (98 %), provenant de diverses régions du pays. Cette collecte s’est effectuée sur une base volontaire, à travers un questionnaire en ligne accessible entre le 30 juillet et le 31 décembre 2025.
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Ce rapport de 240 pages ne prétend pas être exhaustif concernant l’ensemble des consultations gynécologiques effectuées en France, malgré la collaboration avec des chercheurs. Il souligne l’importance de ces actes de violence médicale et la volonté des patientes d’être traitées avec davantage de respect. Franceinfo présente de manière concise les données essentielles de cette première étude nationale sur le sujet.
Plus de 80 % des participants ont signalé avoir subi une violation de leur consentement lors d’un examen gynécologique, notamment en raison du non-recueil préalable de leur accord par le médecin avant de procéder à un examen des parties intimes ou à un frottis. StopVOG souligne également que plus de 84 % des personnes interrogées ont déclaré « ne pas avoir toujours reçu une information adéquate » concernant la pertinence de chaque examen et son processus, ce qui est considéré par l’association comme un obstacle majeur à un consentement éclairé.
Selon StopVOG, la moitié des femmes interrogées ont rapporté des violations graves du consentement, qui pourraient être qualifiées de violences sexuelles, telles qu’un examen effectué sans avertissement préalable ou malgré le refus de la patiente, un examen subi sous contrainte ou par sentiment d’obligation, ou encore un examen douloureux. Par exemple, une patiente a témoigné : « Le médecin a introduit ses doigts dans mon vagin sans me prévenir au préalable. » J’ai perçu cette expérience comme un acte de violence sexuelle. Une patiente a témoigné : « Il a fait preuve d’une grande brutalité et j’ai ressenti une douleur intense.»
Selon le rapport, une proportion de 50 % des répondantes ont déclaré avoir été soumises à un examen jugé « trop douloureux pour elles, mais poursuivi malgré la douleur ou la demande d’arrêt ». Les procédures les plus fréquemment mentionnées incluent la mise en place du spéculum (20 %), le toucher vaginal (15 %), le frottis (14 %), la pose de stérilet (13 %) et l’échographie endovaginale (12 %). Par ailleurs, l’étude mentionne des « attouchements inappropriés sur les parties intimes » chez près de 10 % des femmes interrogées.
L’étude souligne que la présence d’une tierce personne lors d’une consultation gynécologique est souvent minimisée, alors qu’elle devrait être soumise à un consentement explicite et préalable de la patiente. Cette étude rapporte de nombreux témoignages de patientes qui ont mal vécu la présence non consentie d’étudiants en médecine.
En somme, 45 % des femmes interrogées déclarent avoir été confrontées à des actes de violence lors d’une consultation. Environ 30 % des femmes signalent avoir été victimes de violences gynécologiques, que ce soit lors de consultations médicales classiques ou lors de procédures d’avortement, tandis qu’un quart d’entre elles déclarent avoir subi des violences obstétricales pendant leur suivi médical en maternité, incluant la grossesse, l’accouchement et le séjour post-partum. D’après le rapport, il est indiqué que 40% des auteurs de ces actes de violence sont des gynécologues, 15 % sont d’autres professionnels de santé tels que des radiologues, des anesthésistes, des échographistes ou des médecins généralistes, et 13 % sont des sages-femmes.
Une des participantes a rapporté une expérience lors de son premier examen médical où elle a exprimé son malaise en raison du manque de consentement préalable de la part du médecin pour l’insertion d’un instrument, ainsi que de la minimisation de son inconfort à travers des plaisanteries, malgré le fait qu’elle était mineure et n’avait jamais eu de contact sexuel auparavant.
D’autre part, l’étude met en lumière une information lacunaire lors des consultations concernant les diverses techniques contraceptives, comme des pratiques non conformes aux normes médicales, telles qu’un examen vaginal ou une échographie endovaginale avant tout rapport sexuel avec pénétration vaginale (18 % des participantes), un examen vaginal avant l’âge de 17 ans (35 %), un frottis avant l’âge de 25 ans (67 %) ou un toucher vaginal sans l’utilisation de gants (4 %). Il convient de noter que l’association StopVOG souligne que la pratique du frottis, qui consiste à prélever des cellules superficielles du col de l’utérus afin de détecter un éventuel cancer, est préconisée par la Haute Autorité de santé uniquement à partir de l’âge de 25 ans.
L’étude a également révélé de nombreux cas de violences subies par de jeunes enfants lors de consultations médicales. Selon StopVOG, la demande de consentement est souvent obtenue seulement des titulaires de l’autorité parentale, sans que l’enfant ne soit informé ou donne son assentiment. Des témoignages ont rapporté des traumatismes liés à des touchers rectaux pratiqués sur de jeunes enfants.
Près de 40 % des participants ont déclaré avoir été victimes de discriminations lors de leur prise en charge médicale, selon les informations fournies par l’association. Elle recense divers cas enregistrés tels que le sexisme, la grossophobie, le racisme, les discriminations liées à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre, au handicap et aux choix reproductifs.
Dans l’ensemble, le rapport reflète un sentiment négatif largement répandu concernant le suivi gynécologique ou obstétrical. Plus de 70 % des individus ont rapporté avoir ressenti des malaises physiques ou bien psychologiques après une consultation gynécologique, sans que ces symptômes soient liés à des préoccupations de santé.
Pour 50 % des individus, cette situation a eu des répercussions sur leur suivi médical, allant parfois jusqu’à interrompre complètement tout suivi gynécologique. L’organisation souligne également les risques de troubles psychologiques tels que la perte de confiance, l’anxiété, les troubles du sommeil et une altération de la sexualité. Les violences rencontrées pendant le suivi de maternité sont associées à une augmentation du risque de dépression post-partum, d’après les résultats de l’étude.
L’association recommande ainsi de renforcer les actions de prévention et de sensibilisation concernant les droits et le consentement, tout en incluant la question des violences obstétricales et gynécologiques dans la formation des professionnels de santé. StopVOG formule d’autres recommandations qu’elle espère voir mises en œuvre dans le cadre de la proposition de loi globale contre les violences sexistes et sexuelles, soumise à l’examen du Parlement à la rentrée.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
