Affaire des “biens mal acquis” du Gabon en France : le PNF veut juger BNP Paribas et les enfants d’Omar Bongo

Le Parquet national financier (PNF) a requis la comparution devant le tribunal correctionnel de Paris de 23 individus ou entités dans le cadre de l’enquête portant sur l’acquisition frauduleuse de biens gabonais en France, selon des informations obtenues par l’agence Radio France auprès du PNF le mardi 28 juillet.
Une enquête judiciaire a été initiée à la fin de l’année 2010 suite à une plainte déposée par Transparency International. Par la suite, plusieurs individus ainsi que BNP Paribas ont été mis en examen. La justice enquête pour déterminer si les biens immobiliers en France appartenant à plusieurs dirigeants africains, y compris des dirigeants gabonais, ont été acquis grâce à des fonds issus de « la Françafrique », un système étendu de corruption et de malversations financières entre Paris et ses anciennes colonies africaines.
A lire >> Les aides aux entreprises dans le budget 2027 font-elles être réduites ?
Le Parquet national financier a requis le renvoi en justice de cinq entreprises, parmi lesquelles BNP Paribas et quatre sociétés immobilières, ainsi que de 18 individus, dont les enfants d’Omar Bongo, ancien président du Gabon décédé en 2009, ainsi que l’épouse du président actuel du Congo, Antoinette Sassou Nguesso, et l’ancienne Miss France et actrice Sonia Rolland.
D’après les autorités judiciaires françaises, Omar Bongo a recouru à divers réseaux de blanchiment d’argent afin de procéder à l’acquisition de biens immobiliers. L’agence Radio France confirme que la société gabonaise de décoration Atelier 74 est soupçonnée d’avoir reçu plusieurs dizaines de millions d’euros en espèces de la part d’un réseau, en vue de réaliser des acquisitions. Ensuite, les fonds étaient transférés sur le compte en France de ladite société.
Le Parquet national financier précise que la BNP Paribas est sous enquête pour blanchiment aggravé, incluant des délits de corruption et de détournement de fonds publics, et que son renvoi est requis. On lui reproche d’avoir facilité la conversion de fonds d’origine criminelle en opérations immobilières, pour un montant d’au moins 35 millions d’euros, au profit de la famille Bongo et de ses proches, en utilisant notamment Atelier 74 et d’autres réseaux de blanchiment. Au cours de l’interrogatoire, la BNP a admis des lacunes mais a nié toute intention frauduleuse, comme l’a indiqué le Parquet National Financier.
De plus, le Parquet national financier indique que 52 biens immobiliers acquis de manière frauduleuse ont été saisis dans cette affaire.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
