Ces avions de lutte contre les incendies sur le point d’émerger en France pour remplacer le Canadair

Ces avions de lutte contre les incendies sur le point d'émerger en France pour remplacer le Canadair
image du projet de Frégate F100 développé par Hynaero HYNAERO

Le débat politique reste animé le mardi 28 juillet concernant les moyens aériens de lutte contre les incendies, alors qu’un incendie de grande ampleur sévit toujours en Gironde. Confronté aux critiques soutenues de l’opposition, Emmanuel Macron a cherché à justifier son action en matière de sécurité, en mettant en avant la mobilisation actuelle de « 67 aéronefs » en France, qualifiée de « record historique ». En revanche, le député de La France insoumise Hadrien Clouet a qualifié la situation de « scandale d’État » lors de son intervention sur franceinfo. Il a également demandé avec insistance des fonds d’urgence pour l’acquisition de « matériel roulant et aéroporté ». Actuellement, la flotte aérienne de la sécurité civile est en état de vétusté, tandis que l’incertitude demeure quant à la stratégie de remplacement.

Le nom du Canadair est fréquemment mentionné ces derniers jours. Les avions CL-215 ont été initialement fabriqués par l’entreprise canadienne Canadair, puis par la société Bombardier, par ailleurs basée au Canada, qui a continué la production des CL-415 jusqu’en 2015. Pour le moment, la gestion du service après-vente est assurée par la société De Havilland, basée au Canada, cependant aucune nouvelle unité n’a été fabriquée.

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La mise en service des DHC-515, les futurs bombardiers, a été repoussée à plusieurs reprises, principalement en raison des défis rencontrés lors de la reprise de la production après une interruption prolongée. En juin, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait souligné que les premières unités ne seraient pas opérationnelles avant 2028. Dans le meilleur des cas.

Au départ, la France prévoyait de substituer ses 12 CL-415 existants par 16 DHC-515 d’ici 2027. Par conséquent, ce calendrier est expiré. Cependant, il est impératif d’agir rapidement car la moyenne d’âge des avions Canadair français est actuellement de 30 ans. Selon un rapport parlementaire publié en juillet 2025, l’exploitation intensive de ces aéronefs, surtout lorsqu’ils sont exposés à des conditions maritimes pour lesquelles ils n’ont pas été initialement conçus, requiert un effort substantiel pour assurer leur maintien en condition opérationnelle.

La maintenance des équipements a entraîné une baisse de la disponibilité des CL-415 français. En 2024, la moyenne des heures de vol s’élevait à 2 382 heures, comparativement à 3 616 heures en 2022. En outre, il est ardu de se procurer des pièces de rechange, notamment en raison des tensions observées sur le marché mondial.

La Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a déjà passé commande de deux futurs DHC-515 dans le cadre du programme européen RescEU. Il accorde des subventions partielles pour l’acquisition d’équipement, à condition que les appareils soient mis à disposition lorsque le mécanisme de solidarité européenne est déclenché. En juin, deux autres DHC-515 ont été acquis. Ces derniers pourraient subir un délai de livraison de six ans, tandis que la société De Havilland, détenant un monopole, fait face à une forte demande de commandes.

Depuis l’année 2019, six avions Dash de dernière génération (MRBET), fabriqués par Bombardier, ont été livrés, ayant une capacité de largage de 10 000 litres de produit retardant. Deux anciens modèles de réacteurs nucléaires arriveront en fin de cycle vers les années 2035-2040. Selon le rapport d’information des députés Damien Maudet et Sophie Pantel, le paquet a principalement été installé sur les hélicoptères Airbus H145 pour remplacer les modèles EC145. Chaque année, de nouvelles unités sont livrées, et il est prévu d’avoir un total de 40 appareils d’ici 2029.

Le parc aérien de la sécurité civile comprend également trois Beechcraft King Air 200, utilisés pour la reconnaissance et la coordination. Ils ne possèdent pas la capacité de larguer.

Cependant, cela n’est pas adéquat. Chaque année, la DGSCGC doit procéder à la location d’avions et d’hélicoptères pendant la période des feux de forêt. Selon Damien Maudet et Sophie Pantel, il s’agit d’une solution à court terme en raison de l’augmentation exponentielle des coûts : passant de 2 millions d’euros en 2020 à 30 millions d’euros en 2025, pour un montant total de 106 millions sur la période. Le coût pourrait augmenter de manière significative, tandis que la demande en soutien aérien devrait croître compte tenu du changement climatique. Selon le rapport parlementaire, il est recommandé d’allouer une partie des investissements au développement de projets français et européens de bombardiers d’eau.

Parmi les concurrents déclarés figure le Frégate-F100, conçu par la start-up émergente Hynaero, fondée à Bordeaux et actuellement basée à Istres (Bouches-du-Rhône). Cet engin amphibie se distinguera par sa capacité exceptionnelle sur le marché, étant capable d’extraire jusqu’à 10 000 litres d’eau. Selon les prévisions de l’entreprise, la livraison du premier hydravion est programmée pour l’année 2031.

Deux autres initiatives pourraient proposer des solutions de remplacement pour les Dash. Le projet Kepplair 72, élaboré par la société française Kepplair Evolution, vise à transformer des avions de transport régionaux ATR 72 en bombardiers. Ces équipements, ayant une capacité de 7 500 litres d’eau ou de retardant, ne possèdent pas la capacité d’amerrir et nécessiteront un rechargement à terre. Selon le rapport parlementaire, le coût de l’installation d’un kit sur un appareil d’occasion est estimé à 9 à 12 millions d’euros, ce qui en fait l’une des solutions les plus économiques à ce stade. Les premiers tests de largage devraient être réalisés d’ici la fin de l’année, et il est envisageable que les appareils soient opérationnels avant la saison des incendies de 2027.

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Le projet FF72 de Positive Aviation repose sur la conversion d’ATR en les équipant de flotteurs supplémentaires pour les rendre amphibies. Les premières structures composites ont été déplacées la semaine dernière de Vannes à Nantes, en vue de leur transfert ultérieur au Hangar 16 de Toulouse-Blagnac, où la première version d’essai sera assemblée. La variante Scooper sera équipée pour prélever 8 000 litres d’eau, tandis que la variante Tanker pourra transporter 10 000 litres de retardant. La société vise une mise en service durant la saison des incendies de 2029.

En dernier lieu, l’aéronef de transport militaire A400M a effectué son premier largage de retardant en situation opérationnelle le dimanche, en Gironde, grâce à un équipement conçu par Airbus durant plusieurs années de développement. Ce réservoir cylindrique de grande capacité, situé dans la soute, a une capacité de 20 000 litres pour le transport d’eau ou de produits. Dans les années à venir, il est prévu que les ressources pour lutter contre les incendies soient renforcées. Cependant, il revient désormais aux autorités publiques de définir une série de critères, en collaboration étroite avec les intervenants de la sécurité civile. Ensuite, il sera bientôt nécessaire de procéder au règlement par chèque.


(Article reformulé à l’aide d’IA)

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