Un patient sur deux atteint d’un cancer affirme ne pas avoir été associé aux décisions

Un patient sur deux atteint d'un cancer affirme ne pas avoir été associé aux décisions
Traitement par radiothérapie Image dillustration

Des progrès médicaux incontestables ont été réalisés, cependant des améliorations restent nécessaires sur le plan humain. Selon une étude réalisée par la Ligue contre le cancer et dont franceinfo a eu l’exclusivité, 50,6 % des patients atteints de cancer ont déclaré ne pas avoir été consultés au sujet de leur traitement par radiothérapie, une méthode largement utilisée dans le traitement de cette maladie. Cette étude sera publiée le lundi 14 septembre.

Malgré les avancées réalisées ces dernières années, Catherine Simonin, présidente de la commission Société et politiques de santé au sein de l’association, souligne la nécessité de travailler sur ce point afin d’assurer l’effectivité du consentement et de l’acceptation du traitement. Elle souligne également que la conformité d’un patient au traitement sera nettement améliorée s’il l’accepte.

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Parmi les 3 669 patients interrogés, 28,5 % ont déclaré que leur consentement n’avait pas été sollicité. Le constat révèle des inégalités de genre significatives, avec 37,3 % des femmes et 17,1 % des hommes partageant cette perception. De plus, 64 % des femmes indiquent que leur avis sur leur traitement n’a pas été sollicité, comparé à 33 % des hommes. Catherine Simonin souligne une réelle disparité entre les genres, les femmes étant clairement moins bien prises en charge tout au long de leur parcours de soins. Il est aussi nécessaire de demander une équité dans l’ensemble des établissements de santé.

Selon la Ligue contre le cancer, ces résultats mettent en évidence des limitations significatives dans la capacité du système à lier les patients aux choix thérapeutiques. Ces données indiquent également que la qualité de la relation thérapeutique ne dépend pas exclusivement de la communication unilatérale d’informations de la part de l’équipe médicale au patient, mais également de la capacité des patients à exprimer leurs préférences, leurs attentes et leurs questions, les reconnaissant ainsi comme des participants actifs dans leur prise en charge médicale.

Le rapport de la Ligue contre le cancer souligne également que 27 % des individus interrogés n’ont pas reçu d’information sur les effets secondaires potentiels et les risques associés à la radiothérapie. Cela est d’autant plus significatif puisque 88 % des patients ont signalé avoir éprouvé au moins un effet indésirable pendant leur traitement, tel que la fatigue, les brûlures, les troubles digestifs et les problèmes bucco-dentaires.

Plus de 33 % des patients n’ont pas reçu de soins de support, qui visent à améliorer la gestion de la douleur, à trouver un régime alimentaire approprié, et à accompagner psychologiquement le patient dans ses interactions sociales, familiales et professionnelles. En conclusion, environ un cinquième des participants (24,4 %) ont déclaré ne pas avoir reçu d’informations concernant le suivi post-traitement, malgré la possibilité de la persistance d’effets indésirables. En effet, 83 % des individus interrogés sont concernés par cette situation, même après la disparition des rayons.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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