Le site Sexemodel fait l’objet d’une enquête du parquet de Paris concernant la pédocriminalité

Une enquête a été lancée par le parquet de Paris concernant le site internet Sexemodel, qui a récemment changé de nom pour devenir « Meslibertines.com », comme rapporté par France Inter le jeudi 10 septembre. Après la saisine du procureur de la République par Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, une enquête a été initiée en vertu de l’article 40. Elle a également déposé une plainte auprès de l’Arcom. D’après les données de France Inter, ce site diffuse un grand nombre de pages proposant les services de jeunes filles mineures.
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Le site Sexemodel est reconnu comme la principale plateforme de publication d’annonces d’escort-girls et de prostituées. On peut observer des profils de jeunes femmes affirmant avoir 19 ou 20 ans. Cependant, les images présentées dans les publicités dévoilent des jeunes filles, fréquemment identifiables. Ces mentions incluent spécifiquement le terme « skinny », qui est un code utilisé pour faire référence aux jeunes filles maigres, et qui est par ailleurs employé pour désigner les mineures. Elles ne demeurent pas plus de 48 heures dans une ville donnée. Les individus qui les exploitent mettent en location des chambres, avant de publier les tarifs des services sur le site Sexemodel.
Michel Amas, avocat spécialisé dans la protection de l’enfance, dénonce la vente d’enfants sur cette plateforme. De plus, il a initié l’ouverture de plusieurs centaines de dossiers, tous présentant des similitudes. « Le concept reste constant. » L’enfant est retiré de son environnement habituel, souvent son foyer. La vitrine en question correspond à ce site web. Il relate que les enfants sont achetés rapidement, de manière semblable à Uber. Il exprime sa préoccupation quant à la facilité avec laquelle les proxénètes sont contactés via leur numéro de téléphone, et souligne l’inefficacité des mesures prises pour les localiser. Ainsi, il déplore que cette situation persiste, avec la vente continue de nos enfants sur ces plateformes.
Selon l’enquête menée par France Inter, David Azzato, un ressortissant suisse actuellement résident à Dubaï, est identifié comme le principal acteur facilitant la prostitution en France. Au début des années 2000, il a fondé une agence spécialisée dans les services d’accompagnement avec des femmes hongroises. D’après les données rapportées par France Inter, sa rémunération annuelle dépasse désormais les 20 millions d’euros grâce à l’exploitation du site Sexemodel, lequel a progressivement imposé l’inscription de l’ensemble des travailleuses du sexe en France, notamment dans un souci de protection.
Ce site procure une liste des clients considérés comme étant à risque ou posant des problèmes. Selon Anaïs de Lenclos, qui exerce le travail du sexe et qui est porte-parole de la fédération Parapluie Rouge, le coût pour une visibilité de 30 jours s’élève à 459 euros. Elle souligne l’existence d’un quasi-monopole dans ce domaine. Elle affirme que n’importe qui peut s’inscrire et qu’aucune vérification n’est effectuée concernant l’authenticité des photos, des textes et des âges.
Dans l’ensemble, les associations estiment qu’il y a environ 20 000 enfants qui se livrent à la prostitution en France. En l’espace de dix ans, le nombre de victimes répertoriées par les autorités policières a augmenté de manière exponentielle, atteignant un multiple de 20. Afin de procéder à la fermeture du site Sexemodel, Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, a déclaré avoir sollicité toutes les instances compétentes en mesure de mettre un terme à l’activité de ce site, considérant cette action comme une urgence impérieuse et indispensable. Il est souligné que tout acte sexuel avec un enfant de moins de 15 ans constitue un viol. Ainsi, il est impératif de désigner clairement les actes et de souligner la responsabilité de tous les acteurs impliqués, depuis les concepteurs jusqu’aux prédateurs. Il est prévu que d’autres sites tenteront probablement de se développer, ce qui justifie la nécessité de sanctions sévères et intransigeantes.
La lutte contre ces plateformes implique également la nécessité d’une collaboration internationale. David Azzato a été précédemment reconnu coupable de proxénétisme aggravé, cependant les autorités suisses ont refusé de mettre en œuvre le mandat d’arrêt international à son encontre, en raison de la légalité des sites d’annonces de prostitution selon la législation suisse.
Il est établi que l’entreprise a son siège en Suisse. Julien Bataille, chef de l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH), souligne que lorsqu’ils reçoivent des réquisitions, les individus concernés répondent par courrier électronique. Il critique leur attitude qu’il qualifie d’hypocrite, soulignant qu’ils sont conscients de la nature délictueuse de certaines annonces parmi les milliers publiées. Cependant, il souligne que l’action de l’autorité judiciaire française est limitée et nécessite une collaboration internationale avec les autorités suisses.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
