Le retour des “petites amies qui restent à la maison”

Les « stay at home girlfriends », ou littéralement les « petites amies qui restent à la maison », désignent des femmes hétérosexuelles qui ne sont pas actives sur le marché du travail et qui ont une dépendance financière à l’égard de leur partenaire. Ces individus partagent fréquemment des caractéristiques communes : elles ont généralement une vingtaine d’années, sont de race blanche, de nationalité américaine, sans enfants, et répondent à des normes de beauté spécifiques.
Sur TikTok, elles exposent leur routine quotidienne : gérer les tâches liées à leur spacieuse demeure, effectuer des tâches ménagères, se rendre à la salle de sport, au pilates ou au spa, et se retrouver avec leurs amies pour le déjeuner.
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Initialement, de telles circonstances, délibérément sélectionnées et acceptées, sembleraient attrayantes. De plus, une interprétation féministe peut être envisagée : soutenir la liberté des femmes revient également à soutenir celles qui décident de quitter le marché du travail.
Cependant, ce style de vie suscite diverses interrogations. Tout d’abord, les partenaires des « stay at home girlfriends » ne sont pas unis par les liens du mariage. D’un point de vue juridique, en cas de séparation ou de décès du conjoint, les femmes n’ont aucun droit sur les biens de leur partenaire, bien qu’elles aient contribué à leur acquisition en assurant les tâches ménagères quotidiennes et en favorisant le développement de sa carrière.
De plus, la situation de dépendance financière contraint les femmes à une forme de captivité luxueuse. En l’absence de capacité d’épargne et de possibilité d’acquérir des droits à la retraite, ces femmes se voient parfois contraintes de maintenir une relation qui ne leur convient pas, simplement faute de moyens pour se reconstruire et vivre de manière autonome.
La santé mentale des jeunes femmes concernées est également une problématique à considérer. Malgré les images de perfection véhiculées sur les réseaux sociaux, certaines personnes reconnaissent ressentir de l’ennui et une impression d’inutilité. Une des raisons avancées est que, une fois les tâches ménagères accomplies, il n’est pas possible de se rendre quotidiennement au spa ou de faire du shopping. Par conséquent, elle consacre jusqu’à cinq heures par jour à la salle de sport pour s’entraîner ou tout juste pour lire.
Ce genre d’absurdité arrivera-t-il en France afin de soumettre la femme comme dans les années 1950 ?
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
