Les Marseillais excédés par les rodéos urbains

En effectuant une roue arrière, malgré les risques encourus. Une fois la nuit tombée, ils se rassemblent pour des exhibitions de conduite sauvage sur une route de Marseille (Bouches-du-Rhône), réalisant des acrobaties dangereuses à grande vitesse. Une activité illégale qu’ils nous ont permis de documenter tout en préservant leur anonymat. « Je suis conscient que les rodéos sont prohibés à Marseille, mais c’est une source de plaisir, une passion, comme on dit. » Ensuite, les risques sont restreints. Je fais souvent du tandem avec mon collègue, l’un devant et l’autre derrière. Lorsqu’un des cyclistes tombe, son partenaire jette un coup d’œil en arrière pour surveiller la circulation, comme l’explique l’un d’eux. Celui-ci reconnaît qu’il peut chuter, mais cela ne le démotive pas.
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L’adrénaline est associée au bruit émis par des motos parfois modifiées de manière significative. Un étudiant a investi la somme de 6 000 euros dans la sienne. Il consent à nous la présenter. Selon ses dires, « cette pièce a été modifiée afin d’augmenter à la fois le bruit et les performances ». Pour quelle raison chercher à se faire entendre ? Il affirme apprécier le fait de “traverser les tunnels pour ressentir cette résonance inexplicable… Il est possible que cela soit une substance psychoactive, nous sommes sûrement dans un état de déséquilibre mental, je ne peux pas l’affirmer avec certitude.
Les réseaux sociaux sont inondés d’images montrant la prolifération de ces rodéos sauvages. Des jeunes qui repoussent les limites, au cœur de la ville de Marseille. Cependant, en dépit de l’aspect spectaculaire de ces images, une réalité différente se dissimule en arrière-plan. Pour les résidents, ces allées et venues incessantes sont devenues intolérables. Une habitante souligne que cela se produit de manière constante, sa maison étant située juste derrière une artère très fréquentée, qu’elle préfère ne pas nous montrer. Chaque jour, elle et ses voisins enregistrent des vidéos de moteurs vrombissants, de centaines de motards, circulant devant leur domicile pour emprunter la route sinueuse menant aux hauteurs de Marseille.
Elle est épuisée par la situation actuelle qui l’oblige à rester à l’intérieur de 19 à 23 heures, parfois même jusqu’à 3 heures du matin, car il est devenu impossible de vivre à l’extérieur. De nombreuses personnes accueillant leurs petits-enfants se voient contraintes de refermer les fenêtres. Elle exprime son désarroi en déclarant : « Je rencontre des difficultés à m’endormir, le sommeil m’échappe. »
Afin de quantifier ce phénomène sonore, nous avons accompagné des agents de police lors d’un contrôle. En effet, au lieu des 93 dB auxquels aurait dû se limiter le niveau sonore de sa moto, celui-ci s’élevait à 121 dB. « Elle a été verbalisée pour émission de bruit gênant », rapporte Christophe, un motocycliste de la brigade départementale de la police des Bouches-du-Rhône. En somme, une amende de 135 euros a été infligée au motard, accompagnée de l’obligation de réinstaller le dispositif réducteur de bruit. Le motard verbalisé a réagi en déclarant : « Je vais remettre la chicane et je ferai moins de bruit, à contrecœur. »
Des inspections effectuées à l’aide de drones sont également utilisées pour repérer les violations en temps réel. Selon nos sources, cette approche propose une couverture vidéo étendue et une vision globale dans des zones telles que celle-ci, où la présence de caméras de vidéosurveillance est limitée.
Concernant le département des Bouches-du-Rhône, un total de 60 individus ont été appréhendés depuis le début de l’année. Depuis le 20 août, les mesures de répression ont été renforcées. Les auteurs encourent une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 30 000 euros.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
