70 % du parc domanial de la gendarmerie jugé vétuste ou très vétuste

Le secteur de l’immobilier a été au cœur des discussions lors de l’audition du directeur général de la Gendarmerie nationale, le 7 octobre à l’Assemblée nationale. Lorsqu’interrogé sur l’état des casernes et les conditions de logement, le général d’armée Hubert Bonneau a fourni une donnée révélatrice de l’importance du retard : 70 % du parc immobilier placé sous la responsabilité de la direction des soutiens et des finances est considéré comme vétuste ou très vétuste.
Ce parc est composé à la fois de bâtiments de service et de logements attribués aux militaires. Ainsi, l’état d’une caserne ne concerne pas uniquement le patrimoine de l’État. Il a un impact direct sur la vie quotidienne des gendarmes, de leurs familles et des unités opérant dans ces zones.
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D’après Hubert Bonneau, il est recommandé d’allouer environ 400 millions d’euros par an à la Gendarmerie pour entreprendre une modernisation progressive de son parc immobilier. Il ne serait pas question d’annuler la dette immobilière en une seule année, mais de maintenir de manière durable cette trajectoire afin de réhabiliter les sites les plus détériorés et de prévenir la dégradation d’autres bâtiments.
Selon le projet annuel de performances du programme 152 joint au projet de loi de finances pour l’année 2027, les dépenses prévues pour les acquisitions, constructions, travaux de maintenance et réhabilitations s’élèvent à 340 millions d’euros en autorisations d’engagement et à 242,5 millions d’euros en crédits de paiement. Les premières permettent de consolider des dépenses sur une période étalée, éventuellement sur plusieurs années ; les seconds concernent les paiements planifiés pour l’année en cours. Ainsi, ces deux chiffres ne peuvent être directement comparés à un besoin annuel sans définir clairement le contexte.
Devant les députés, plusieurs opérations significatives ont été mentionnées. Il est prévu d’allouer environ 50 millions d’euros au site de Toulouse-Balma et 80 millions d’euros à Dijon. D’autres projets sont également en cours à Belfort, Le Blanc, Valence, dans des écoles de gendarmerie et dans plusieurs sites d’outre-mer.
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Le programme CapSatory représente un projet d’une envergure différente. Conçu principalement pour les infrastructures du GIGN et du Ggroupementblindé de gendarmerie mobile, ce projet nécessite un investissement sur plusieurs années estimé à 600 millions d’euros. Le coût de cette opération met en lumière la complexité du processus de prise de décision budgétaire : certaines opérations prioritaires peuvent consommer une part significative du budget alloué, laissant ainsi en attente de nombreux projets de rénovation plus courants mais tout aussi essentiels.
La Gendarmerie est présente dans des locaux appartenant à l’État ainsi que dans des casernes louées, fréquemment par des collectivités territoriales ou d’autres propriétaires. Le Ddirecteur généralde la Gendarmerie Nnationalea souligné que les dépenses annuelles en loyers ont augmenté de plus de 300 millions d’euros en 2009 à plus de 600 millions en 2024.
Si la tendance actuelle se maintenait, il est possible que la valeur atteigne près d’un milliard d’euros d’ici une dizaine d’années. Hubert Bonneau a affirmé devant les membres du parlement que les coûts à long terme d’une brigade construite et détenue par l’État étaient environ deux fois inférieurs à ceux d’une implantation en location. Selon lui, cette comparaison argumente en faveur d’un retour plus prononcé à la propriété publique.
L’immobilier est indissociable de la gestion des ressources humaines. Le logement attribué constitue l’un des aspects spécifiques du régime des gendarmes. Un logement qui est dégradé, de petite taille, mal isolé ou situé dans une zone en déclin peut avoir un impact négatif sur la qualité de vie de la famille et sur l’attrait de la propriété.
Lors de cette même audition, le directeur général a identifié la fidélisation comme étant le principal enjeu en matière de recrutement au sein de l’institution. La qualité du logement et des conditions de travail est l’un des facteurs qu’il considère comme essentiel pour la rétention des personnels au sein de la Gendarmerie.
Les autorisations d’engagement et les crédits de paiement sont inclus dans un projet de budget et sont sujets à des ajustements potentiels pendant le processus d’examen parlementaire. Lors de la publication du premier état des crédits pour l’année 2027 de la Gendarmerie, il était déjà évident que les logements et les casernes étaient considérés comme des priorités. L’audition de Hubert Bonneau met en lumière l’ampleur du besoin : la réhabilitation du parc nécessite une approche à long terme, dont les modalités devront être définies lors des discussions budgétaires.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
