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Raphaël Glucksmann remporte la primaire de la gauche dés le premier tour

Raphaël Glucksmann remporte la primaire de la gauche dés le premier tour
Raphael Glucksmann

Ils ont été vaincus. Sur la terrasse du bar situé dans le quartier de Belleville, converti en quartier général des partisans de Raphaël Glucksmann à Paris, un militant exprime sa joie de manière éclatante. Deux heures auparavant, le dimanche 11 octobre, le candidat a remporté une victoire écrasante dès le premier tour de la primaire de la gauche, obtenant 66,17 % des voix. En revanche, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, considéré comme le principal adversaire du candidat de Place publique lors de ce scrutin, n’a obtenu que 14,46 % des voix. Environ 120 000 personnes ont participé à ce scrutin.

Pour les proches d’Olivier Faure, la différence de plus de 60 000 voix avec le candidat victorieux est perçue comme une défaite cinglante. Ils estiment avoir été largement surpassés. L’un d’entre eux, encore sous le choc, murmure qu’il faudra plusieurs jours pour assimiler cette information. Malgré les multiples attaques ciblées de la part du leader des socialistes à l’égard de Raphaël Glucksmann en fin de campagne, cette stratégie n’a pas eu l’effet escompté.

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Avant le scrutin, les partisans de l’eurodéputé de Place publique étaient optimistes, certains allant jusqu’à anticiper une victoire dès le premier tour. Un membre éminent du mouvement fauriste reconnaissait à la fin du mois de septembre : « D’un point de vue mathématique, Raphaël Glucksmann est en position favorable. » Il était considéré comme défavorable que le score soit inférieur à 30 % ou 35 %. À la suite de cette défaite, il exprime sa tristesse en qualifiant cet événement de coup dur pour Olivier.

D’après nos sources, il a été discuté lors d’une réunion des partisans d’Olivier Faure de la possibilité d’une défaite au premier tour, dimanche midi, bien que cette issue n’ait pas été anticipée. En revanche, du côté de Raphaël Glucksmann, la satisfaction est teintée d’une certaine surprise, suite à l’obtention de plus des deux tiers des voix dès le premier tour. « Nous n’avions pas anticipé cela. » Cependant, il est souligné dans les rangs de Place publique, un parti qui a atteint près de 30 000 militants lors de cette primaire, de ne pas mentionner la surprise ressentie.

Nicolas Mayer-Rossignol, responsable de la coordination du projet de Raphaël Glucksmann, cherche à expliquer que les citoyens réclament une orientation politique claire et une approche authentique. Un autre membre de l’équipe de campagne se réjouit de la clarté de la position adoptée. Lors de son intervention sur France 2 dimanche soir, Raphaël Glucksmann s’est présenté comme le candidat prônant la rupture avec les macronistes et mettant fin à l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche. Certains de ses partisans mentionnent les « débats de qualité » auxquels il a participé, malgré les attaques ciblées de Ségolène Royal lors des débats télévisés, la qualifiant de « stagiaire » auprès de Libération.

Un autre événement marquant de la campagne a été la diffusion par Le Média d’une vidéo dans laquelle Raphaël Glucksmann déclare devant des militants qu’il était en train de « pisser » sur Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, candidats à l’élection présidentielle, tout en accusant également Ségolène Royal d’avoir « fait la danse du ventre » devant Emmanuel Macron. « Raphaël Glucksmann prétend qu’il me ‘pisse dessus’. » Il y a peu de temps, il a déclaré qu’il allait me vaincre. Jean-Luc Mélenchon a répondu sur X en soulignant comment le candidat adopte la « méthode de la nuance » qu’il préconise ainsi que le « refus de la brutalisation du débat » qu’il affirme, établissant ainsi un affrontement entre les représentants de deux courants de gauche distincts. Un membre de l’équipe de campagne de Raphaël Glucksmann a anticipé en déclarant : « Je suis convaincu que cette vidéo lui sera bénéfique pour démontrer son aspect humain. »

En raison de son score, le président de Place publique n’a pas été affecté par les doutes du corps électoral concernant sa capacité à assumer le rôle de candidat à la présidentielle. Une critique fréquemment exprimée au sein de l’entourage d’Olivier Faure, mais soutenue par certains membres internes, est que ce n’est pas une machine de guerre. « Même fin septembre, un élu qui le soutient officiellement le qualifiait de médiocre », se moquait-il.

Selon les partisans d’Olivier Faure, la nette victoire de Raphaël Glucksmann et la défaite de leur candidat s’expliquent principalement par l’impact des sondages sur cette campagne. Un membre influent du camp de Faure souligne : « Les électeurs aspirent à la victoire, il y a une tendance écrasante, et c’est probablement préférable de cette manière. » Dans les divers sondages d’opinion réalisés depuis l’annonce officielle de sa candidature à la fin du mois d’août, le leader du Parti socialiste a souvent été crédité de moins de 5 % d’intentions de vote, tandis que l’eurodéputé issu du milieu intellectuel recueille régulièrement de 10% à 13 % d’intentions de vote.

Les données des sondages doivent être interprétées avec prudence à six mois du premier tour de l’élection présidentielle. Cependant, elles semblent avoir convaincu une grande majorité d’électeurs davantage intéressés par l’opportunité de participer à l’élection présidentielle que par les querelles internes d’un parti politique.

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Grâce à ce résultat, l’équipe de campagne de Raphaël Glucksmann se prépare plus sereinement pour la suite, sans craindre de contestation du résultat ou d’un second tour marqué par les invectives. « Cela engendre une dynamique supplémentaire, car la victoire avec le score de ce soir n’est pas comparable à une victoire étroite à 51 % », se réjouit Nicolas Mayer-Rossignol.

Quelle est la prochaine étape ? D’après diverses sources, une convention d’investiture est en cours de planification pour marquer officiellement le début de la campagne, y compris la possibilité d’organiser un grand rassemblement le samedi 7 ou le dimanche 8 novembre. Une nouvelle étape cruciale dans la féroce compétition présidentielle s’annonce pour Raphaël Glucksmann.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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