Incendies en Indonésie : un brouillard toxique s’étend en Asie du Sud-Est
À Palangkaraya, en Indonésie, le ciel teinté d’orange présente une vision saisissante d’un pays et de ses habitants qui, depuis plus de deux mois, sont en proie à une suffocation persistante. « Nous n’avons nulle part où nous abriter, nulle part où nous échapper. » « Il règne une obscurité telle que tout apparaît teinté de jaune en raison des fumées toxiques », témoigne une femme.
La visibilité est limitée à quelques dizaines de mètres pour des millions de citoyens indonésiens. Depuis cet été, le pays est confronté à des incendies d’une ampleur sans précédent. Des incendies ont été déclenchés dans le but de défricher des parcelles forestières de manière illégale, situation qui est exacerbée par une saison sèche intensifiée par les effets du dérèglement climatique.
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Au cours des dernières semaines, un total de 280 000 cas de troubles respiratoires a été enregistré. Un hôpital situé sur l’île de Bornéo constate un afflux croissant de patients. « Nous avons observé une augmentation du nombre d’adultes ainsi que de personnes âgées se présentant pour des consultations. » « Il s’agit de patients manifestant des symptômes de toux et de rhume », précise Irvan Maulana, médecin sur l’île de Bornéo (Indonésie).
Bornéo, Sumatra et la Papouasie constituent les trois provinces de l’archipel les plus affectées. Cependant, leur fumée se diffuse au gré des vents sur des milliers de kilomètres, atteignant Singapour et son quartier d’affaires, ainsi que Kuala Lumpur en Malaisie, où, en raison des risques posés par les particules fines, certaines écoles recommandent aux enfants de demeurer confinés à leur domicile. Sylvain Vanderhaegen, un Français résidant à l’étranger, en atteste : « Les établissements scolaires ont été fermés en début de semaine. » Elles ont rouvert aux alentours de mercredi, et nous venons de recevoir un message du ministère indiquant la fermeture de l’ensemble des activités jusqu’à la semaine prochaine.
Les répercussions sur la santé peuvent s’avérer sérieuses, selon un pneumologue. « Ces particules de petite taille parviennent à pénétrer jusqu’aux zones les plus profondes des poumons et, à partir de ce point, elles peuvent pénétrer dans la circulation sanguine et se propager dans l’ensemble de l’organisme », précise le Pr. Bruno Crestani, chef du service de pneumologie de l’hôpital Bichat à Paris et président de la Fondation du Souffle.
L’ensemble de la région se trouve désormais dans l’attente de l’arrivée d’une saison des pluies qui tarde à débuter, constituant la seule solution envisageable à l’angoisse qui perdure depuis cet été.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
