Corée du Sud

Le fumier de vache va-t-il bientôt produire de l’électricité en Corée du Sud ?

Le fumier de vache va-t-il bientôt produire de l'électricité en Corée du Sud ?
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Le blocage du détroit d’Ormuz affecte davantage encore les pays asiatiques que les pays européens. Fortement tributaires des livraisons de gaz en provenance du golfe Persique pour faire fonctionner leurs centrales électriques, ils cherchent d’autres solutions. En Corée du Sud, le gouvernement s’intéresse à une ressource énergétique locale et renouvelable : le fumier bovin. En octobre 2026, Séoul examine la possibilité de convertir les déjections animales des fermes du pays en combustible destiné aux centrales électriques.

Le gouvernement sud-coréen travaille avec plusieurs équipes de chercheurs à la mise au point d’un combustible sec produit à partir de bouses de vache. Il pourrait être brûlé dans les chaudières des centrales, où le charbon, le gaz ou le pétrole servent habituellement à produire la vapeur qui actionne les turbines et génère de l’électricité. Après quelques adaptations des fours, ce combustible pourrait être employé seul ou être associé au charbon classique. L’État a récemment débloqué 20 millions d’euros pour développer ces technologies.

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À l’heure actuelle, le fumier sert principalement à produire du compost pour les exploitations agricoles. Cette utilisation n’est toutefois pas entièrement satisfaisante. Selon les chercheurs coréens, l’épandage excessif de compost ces dernières années a contribué à la pollution des rivières, en accélérant notamment la prolifération de certaines algues. Il est donc réellement nécessaire de trouver d’autres moyens de valoriser le fumier.

La méthanisation permet déjà de produire du biogaz à partir du fumier. Ce procédé est cependant long et requiert ensuite de petites centrales électriques adaptées. Les autorités sud-coréennes recherchent donc une solution plus complète, qui permettrait d’utiliser directement ce combustible dans les centrales existantes tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Il reste à déterminer si cette nouvelle source d’énergie pourra être produite à grande échelle. Chaque année, les exploitations agricoles sud-coréennes génèrent 50 millions de tonnes de fumier. À ce stade, le gouvernement envisage d’en traiter un peu plus d’un million de tonnes par an. Cette première étape devra toutefois démontrer sa viabilité économique, puisqu’il faut également de l’énergie pour sécher le fumier et le compacter en un combustible efficace.

Séoul espère malgré tout que, d’ici deux ans, cette ressource pourra contribuer à alimenter huit centrales électriques du pays. D’après les estimations gouvernementales, le fumier ainsi transformé pourrait alors répondre aux besoins en électricité de près de 40 000 familles.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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