Alimentation

Est-ce que les distributeurs réalisent des profits exceptionnels sur les produits frais ?

Est-ce que les distributeurs réalisent des profits exceptionnels sur les produits frais ? Oeufs dans un supermarché. Image d’illustration.

Il est largement admis que la grande distribution bénéficie de marges conséquentes sur les produits frais. D’après un rapport du Sénat, il existe une distribution inéquitable de la valeur, défavorisant l’amont et favorisant l’aval, en particulier la grande distribution.

Cependant, lorsque la grande distribution, telle que Leclerc, est sollicitée pour commenter ces résultats, sa réponse est la suivante : « Ces chiffres ne nous concernent pas. » Ensuite, nous nous trouvions parmi les novices. Afin d’être explicite, il est souhaitable que le Sénat n’inclue pas cette commission d’enquête dans son histoire, du point de vue de sa qualité. « Évidemment, c’est inexact », a répliqué Michel-Édouard Leclerc, le président d’E. Leclerc, le 12 octobre lors d’une intervention sur franceinfo.

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Alors, en qui faut-il avoir confiance ? Quels sont les véritables taux de marge pratiqués par les grandes enseignes de distribution sur les produits frais ? Afin de déterminer cela, l’équipe de l’émission « Vrai ou faux » a retracé le processus jusqu’à la ferme. Elle décide d’illustrer son propos en prenant comme exemple la succession des étapes de la production d’un œuf en plein air, qui peut être divisée en trois phases distinctes. La première étape consiste en ce que l’éleveur produit l’œuf puis le cède à un industriel. Par la suite, l’industriel procède à l’emballage du produit avant de le commercialiser auprès des grandes surfaces. Ensuite, dans une troisième étape, le produit est revendu par les grandes surfaces dans leurs rayons.

Anthony Salmon nous a conviés à nous retrouver dans le sud de la Mayenne. Il est le représentant des éleveurs de poules pondeuses de la région des Pays de la Loire. Quel est le coût de production d’un œuf ? Actuellement, le coût de production d’un œuf s’élève à 8 centimes et demi. Actuellement, l’éleveur vend ce produit à son acheteur pour 9 centimes. Il déclare que la marge de l’éleveur est de 0,5 centime. Ce nombre est corroboré par l’expert Olivier Nevel dans le rapport du Sénat. Selon ce tableau, il est indiqué que la grande distribution réalise un bénéfice de 12 centimes pour chaque œuf vendu.

Avant son entrevue avec l’équipe de l’émission « Vrai ou faux », Anthony Salmon n’avait pas été exposé à la déclaration de Michel-Édouard Leclerc selon laquelle : « Ça m’insulte.” La difficulté réside dans le fait que le coût initial d’un œuf au départ de l’élevage est de 9 centimes, alors qu’il est vendu en moyenne à 25 et 26 centimes dans les magasins. L’éleveur s’agace en demandant : « Où se situe la marge ? »

Ainsi, il est clair que c’est le secteur de la grande distribution qui réalise la plus grande marge bénéficiaire sur la vente des œufs. Selon la sénatrice rapporteure de la commission d’enquête, une approche qui pourrait pallier le faible bénéfice réalisé sur les produits transformés consisterait à différencier les produits de haute qualité à marge élevée des produits de moindre qualité, fortement transformés, riches en matières grasses et en sucre, à marge réduite. Antoinette Guhl, sénatrice du groupe écologiste, commente que le rapport mentionne cela.

Elle réfute les critiques de Michel-Édouard Leclerc en déclarant : « Nous ne sommes pas des amateurs, en aucun cas. » Ensuite, il met en avant le professionnalisme de la commission d’enquête en déclarant : « Nous avons interrogé 180 individus et examiné des milliers de documents. » Les pratiques de la grande distribution envers le secteur agricole et industriel sont souvent perçues comme prédatrices.

Selon Michel-Édouard Leclerc, cette marge bénéficiaire n’est pas aussi importante qu’il n’y paraît, car elle est destinée à couvrir l’ensemble des coûts salariaux et de la logistique de distribution. Cependant, concernant les œufs, il est rapporté que les grandes surfaces réalisent une marge 24 fois supérieure à celle des éleveurs.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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