La pénurie de soignants concerne aussi les vétérinaires ruraux

La pénurie de soignants concerne aussi les vétérinaires rurauxSi on connaît le défi de la pénurie de médecins dans beaucoup d’endroits en France, cette désertification touche aussi les vétérinaires. La profession manque de bras, de 800 à 1 000, selon l’Ordre national des vétérinaires, et notamment dans le milieu rural.

Pa exemple et en cinq ans, la région Nouvelle-Aquitaine a perdu 20 % de ses vétérinaires spécialisés en animaux de rente, selon le ministère de l’Agriculture.

La fermeture de cabinet vétérinaire, «on assure une partie de leur garde que l’on a intégré dans notre système de garde», explique Laurent. Cela représente l’équivalent d’au moins un temps plein et demi par semaine, avec une charge de travail en plus et un périmètre élargi.

«On se met un peu dans le rouge au niveau des équipes. Cela crée un surcroît de travail, la nuit notamment, souligne le vétérinaire. Et la journée, on est vraiment à la limite, mais ça se passe bien. On est en train d’organiser les choses pour pouvoir continuer une collaboration à moyen et long terme».

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En un an, au moins deux cabinets des Deux-Sèvres ont cessé leur activité rurale. C’est le risque là où il y a moins d’éleveurs, d’où l’intérêt de s’associer. L’objectif est de mutualiser les gardes, collaborer, former et recruter.

Une stagiaire vient d’ailleurs de rejoindre l’équipe de Laurent Poncelet, qui reste pourtant inquiet pour l’avenir. En France, la moitié des vétérinaires installés se sont formés à l’étranger.




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