Macron, qui fanfaronnait avec les chasseurs : la chasse à la glu, c’est fini

En mars, la CJUE (la Cours de Justice de l’Union européenne) balaye l’argument culturel et rappelle que cette technique de piégeage cause un dommage « irrémédiable » à tous les oiseaux capturés, en violation de sa directive oiseaux.
Sur la question culturelle, le Conseil d’État estime que « le seul objectif de préserver ces traditions ne suffit pas à justifier une dérogation aux interdictions de principe que pose la directive » européenne et qu’il n’a pas été démontré qu’aucune alternative n’était possible.
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Sur le principe de non-sélectivité, au cœur des débats, le Conseil relève dans un communiqué que « ni le gouvernement, ni la fédération de chasseurs, n’ont apporté de preuves suffisantes » permettant d’affirmer que d’autres espèces ne sont pas piégées ou que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés ».
Dernier argument : les Sages relèvent « qu’il n’a pas été démontré qu’il n’existait pas d’autre solution satisfaisante possible à la pratique de la chasse à la glu ».
Selon la fédération de chasse, « cette “chasse” qui fait partie du patrimoine culturel provençal ne mérite pas de disparaître par le caprice d’une militante verte (Barbara Pompili) dont les motivations idéologiques n’ont rien à voir avec la protection des espèces animales », écrivait-elle.
En 2020, des consultations publiques ont même été ouvertes par le ministère de la Transition écologique et solidaire ( Barbara Pompili) pour autoriser la capture pour la saison 2020-2021 de 42 500 oiseaux, des grives et des merles noirs. À l’été 2020, c’est la douche froide pour les chasseurs : Emmanuel Macron suspend la chasse à la glu.
Conséquence directe : « le Conseil d’État annule aujourd’hui les arrêtés ministériels fixant le nombre maximal de prises de grives et de merles noirs par la chasse à la glu en France ». En clair, c’est fini, et pour de bon. Une « avancée pour la biodiversité » que la ministre Barbara Pompili a immédiatement saluée, tout comme les associations écologistes.
