Les éoliennes en France provoquent chaque année la mort d’environ 60 000 chauves-souris

La suspension temporaire des éoliennes durant la nuit contribue à réduire de cinq fois la mortalité des chauves-souris, comme l’a rapporté France Inter le dimanche 25 octobre, selon une étude réalisée par le Muséum national d’histoire naturelle et financée par l’Agence de la transition écologique (Ademe). Chaque année, en France, jusqu’à 60 000 chauves-souris trouvent la mort en heurtant les pales des éoliennes.
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L’étude précise que les chauves-souris sont attirées par la silhouette des éoliennes, qu’elles peuvent confondre avec celle d’un arbre, et également par la présence significative d’insectes aux alentours du mât. Afin de diminuer cette mortalité, il existe une mesure dénommée le bridage. Il s’agit d’une méthode qui consiste à immobiliser les éoliennes dans des conditions particulières. « Il est établi, par exemple, que les chauves-souris ne manifestent leur activité que durant la nuit, et qu’elles se montrent particulièrement actives lorsque le vent est très faible et que la température est relativement élevée », précise Andréas Ravache, l’un des auteurs de l’étude. L’étude indique que la régulation par bridage est d’ores et déjà instaurée dans près de 50 % des 600 parcs éoliens situés en France.
Grâce à cette technique, il est estimé que la perte d’énergie générée se situe entre 10 et 15 %. La diminution peut varier de 3 % à 5 % si l’optimisation du bridage est effectuée, en tenant compte de paramètres supplémentaires tels que les précipitations. La France dispose de plus de 10 000 éoliennes, lesquelles génèrent approximativement 10 % de l’électricité à l’échelle nationale. Le chercheur souligne que les chauves-souris jouent un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité, en raison de leur consommation d’insectes susceptibles de causer des ravages aux cultures. Ces mammifères sont capables de consommer jusqu’à 80 % de leur poids en insectes chaque nuit dans les régions tempérées.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
