Plus de 70% des supermarchés continuent de commercialiser des œufs provenant de poules élevées en batterie

Une décennie après que les premiers engagements des enseignes de mettre fin à la vente, plus de sept supermarchés sur dix continuent de commercialiser des œufs provenant de poules élevées en cage, a regretté l’association Anima le mercredi 18 février, malgré des avancées significatives.
En 2025, seulement 14 % des œufs commercialisés en grandes surfaces provenaient de poules élevées en cage, comparé à 51 % en 2016. Cette diminution notable, qualifiée d’« historiquement basse » par une association de protection animale, est attribuée à la réduction de l’utilisation de cette méthode, selon les données de l’institut technique de l’aviculture (Itavi) citées dans un communiqué. Anima déplore que, malgré l’engagement des principales enseignes de cesser la vente de ces produits « au 1ᵉʳ janvier 2026 », ils continuent néanmoins d’être disponibles en rayon.
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Au moment de la vérification, l’association a mené une enquête le mois précédent en collaboration avec l’ONG Data for Good dans environ 400 supermarchés, comprenant 48 magasins E. Leclerc, 70 Carrefour, 55 Intermarché, 45 U, 50 Auchan, 60 Lidl, 28 Monoprix et 30 Aldi. Il a été constaté que 73 % des magasins visités commercialisaient des œufs de poules élevées en cage. Ces œufs ont été repérés dans uniquement 3,6 % des magasins Monoprix visités, dans 26,7 % des magasins Aldi, et dans moins de la moitié des magasins Intermarché. Des œufs provenant d’élevages en cage sont disponibles dans plus de 80 % des points de vente de Carrefour et Leclerc inspectés, ainsi que dans plus de 90 % des magasins U, Auchan et Lidl inspectés.
Dans 95 % des situations, les œufs de batterie en question proviennent de France, à l’exception de Lidl qui propose régulièrement des œufs de batterie étrangers, notamment en provenance de Pologne. Lors d’une visioconférence, Keyvan Mostafavi, le directeur d’Anima, a affirmé qu’aucun œuf ukrainien, objet de controverses lors de son importation en août, n’avait été identifié.
Interrogées par l’AFP, plusieurs enseignes mentionnent les pressions du marché français, où l’offre n’a pas été en mesure de répondre à la demande croissante, entraînant récemment des rayons partiellement vides. Carrefour conteste vigoureusement, auprès de l’AFP, la méthodologie employée par le rapport Anima.
