Climat

Le volume des glaciers suisses a diminué de près de 20% en cinq ans

Le volume des glaciers suisses a diminué de près de 20% en cinq ans
Glacier Suisse
Le glaciologue de lETHZ Matthias Huss mesurant avec des collègues lépaisseur de la glace du glacier de Gries près du Nufenen en Valais en septembre 2022 © Jean Christophe BottKeystone

Début septembre, un grimpeur a découvert les restes d’un avion qui avait subi un accident dans les Alpes suisses en 1963, comme rapporté par la Radio télévision suisse. La découverte de l’appareil a été rendue possible grâce à la fonte du glacier Hüfi. Il y a deux mois, un randonneur a repéré les corps de deux touristes belges disparus en 1992 dans le sud du pays, mis au jour par le recul d’un glacier. En dépit de ces avancées remarquables, une conclusion alarmante demeure la même : l’année 2026 est qualifiée de « nouvelle année catastrophique pour les glaciers » dans le rapport annuel du Réseau des relevés glaciologiques suisse (Glamos) publié le jeudi 1ᵉʳ octobre. Les mois de juin à août de cette année ont été les plus chauds jamais enregistrés en Suisse depuis le commencement des relevés météorologiques en 1864.

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D’après les conclusions de ce programme scientifique, il est indiqué que les glaciers suisses ont enregistré une diminution de 5,5 % de leur masse glaciaire par rapport à l’année précédente. Le rapport du réseau suisse souligne que durant la période allant de 2022 à 2026, les taux de fonte ont dépassé de plus de deux fois ceux observés au cours de toute autre période quinquennale antérieure, ce qui a entraîné une perte de volume glaciaire d’environ 20 % depuis 2021.

Selon le dernier rapport, les glaciers examinés par le Glamos ont vu leur épaisseur moyenne de glace diminuer de 2,5 à 4 mètres, et même jusqu’à 10 mètres sur les langues glaciaires, qui représentent la partie inférieure de ces formations. Cette diminution est attribuée aux vagues de chaleur intenses survenues de mai à septembre, ainsi qu’à un hiver caractérisé par des chutes de neige moins abondantes. En observant l’étendue de la fonte sur le glacier d’Aletsch, le plus haut glacier des Alpes, en ce début du mois de septembre, le directeur du Glamos, Matthias Hüss, a exprimé sur le réseau social LinkedIn sa stupeur en déclarant qu’il était « sans voix ». Il permettait ainsi à une photographie de s’exprimer.

La glaciologue suisse Martina Barandun, qui a participé à l’élaboration du rapport, souligne l’impact saisissant de revenir à l’emplacement où les balises ont été installées l’année précédente et de comprendre que l’on se situe en réalité 10 mètres plus bas.

Cette situation s’est déjà manifestée en 2022, une année exceptionnelle pour nos pays voisins. Les diminutions de volumes enregistrées au cours de l’année hydrologique (du 1ᵉʳ octobre au 30 septembre) se sont chiffrées à -5,9 % par rapport à l’exercice précédent. À l’exception éventuelle de 2024-2025, les données des cinq derniers rapports ont été préoccupantes. Selon la spécialiste, il s’agit d’une succession d’années extrêmes, marquée par une accélération de la fonte des glaciers due au changement climatique.

Depuis l’année 2000, la Suisse n’a pas enregistré une seule année présentant un bilan de masse glaciaire positif. Nous avons ensuite été fortement marqués par l’année 2003, qui a été particulièrement chaude : ces dernières années, nous perdons presque le double de ce que nous avions perdu cet été-là”, met-elle en garde.

Pendant la phase dite « d’accumulation » dans les Alpes, caractérisée par la formation de glace et le dépôt de neige sur les glaciers, les spécialistes suisses expriment leur préoccupation face aux températures positives persistant encore à certains glaciers jusqu’au 30 septembre. Selon une scientifique, il est possible d’observer des températures nocturnes de 5 °C à une altitude de 2 300 mètres. Ainsi, il semble que le réapprovisionnement en neige des glaciers ne soit pas imminent. De plus, selon le rapport du Glamos, entre mai et septembre, chacun des glaciers examinés a été affecté par au moins une période de chaleur. Le document mentionne également que la fonte partielle de la couche de neige protectrice des glaciers s’était déjà produite lors des vagues de chaleur de juin.

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Pendant cette période, il était nécessaire de s’élever à plus de 4 000 mètres d’altitude pour atteindre une température de 0 °C, et ce, pendant 76 jours, comme le souligne le rapport : « Il s’agit d’un chiffre plus de deux fois supérieur à la moyenne et constitue un record, malheureusement établi en 2026. »

Le Glamos a observé que de nombreux petits glaciers ont disparu, victimes de conditions météorologiques qui dépassent largement les frontières suisses. Selon Martina Barandun, les variations régionales dans les Alpes, notamment concernant la répartition des précipitations, peuvent influencer le taux de fonte des glaciers. Malgré ces différences, les conditions globales restent relativement similaires en France et en Suisse. La fonte des glaciers varie en termes de vitesse et d’ampleur selon les différentes régions du monde, cependant, il est à noter que les glaciers sont vulnérables à l’échelle mondiale.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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