Le Centre national du livre “espère que ses jours ne sont pas comptés”

« J’exprime l’espoir que notre existence ne soit pas limitée dans le temps », a déclaré Régine Hatchondo, présidente du Centre national du livre (CNL), lors de son intervention sur France Inter le mardi 3 novembre, en réponse à la proposition de loi déposée par des sénateurs du parti Les Républicains, visant à abolir le CNL à compter du 1ᵉʳ janvier 2027. Ils suggèrent de transférer ses compétences au ministère de la Culture. Établi en 1946, le Centre national du Livre (CNL) constitue une agence dédiée à « soutenir la vie littéraire sur le plan économique », en particulier « le secteur indépendant des auteurs, des éditeurs et des librairies », comme le souligne Régine Hatchondo.
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La présidente du CNL considère que ce transfert vers une administration centrale ne favoriserait pas la réalisation d’économies. Elle indique que le budget de son agence s’élève à 30 millions d’euros, tandis que la subvention accordée par l’État est fixée à 22,5 millions d’euros. Il est indéniable qu’une administration centrale exerce une régulation efficace, cependant, elle n’est pas conçue pour accomplir les missions qui lui sont assignées, souligne Régine Hatchondo, à savoir attribuer des subventions souvent modestes, des bourses pour les auteurs, ainsi que soutenir de très petites librairies.
Cette proposition de loi s’inscrit dans un contexte particulièrement complexe pour le secteur du livre. D’après Régine Hatchondo, les années 2025, 2026 et 2027 revêtent un caractère charnière. En France, selon les données fournies par le Centre national du livre (CNL), la vente de livres a enregistré une diminution de 6 % durant les huit premiers mois de l’année. Régine Hatchondo souligne que, « le comportement des lecteurs a évolué », car « les jeunes », par exemple, « consacrent dix fois plus de temps à leurs écrans qu’à la lecture de livres ». Elle insiste sur la nécessité de réintégrer le livre dans le quotidien des jeunes et de leurs parents. Le secteur nécessite un soutien accru, souligne-t-elle.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
