Google, Amazon pulvérise les attentes en triplant leurs profits au 1er trimestre

Commençons d’abord par situer l’échelle de ces super ou hyper profits : Google a dégagé un profit net de 17,9 milliards de dollars au premier trimestre, presque trois fois plus que l’an dernier. Amazon a plus que triplé son bénéfice net, à 8,1 milliards de dollars pour la période de janvier à mars (contre 2,5 milliards, il y a un an).
Tant mieux pour eux, c’est grâce à ces profits que les Google et autres Facebook, Apple ou Amazon investissent et financent l’innovation.
Les États-Unis, c’est le pays de la libre entreprise hors un Google ou un Facebook ont désormais les ressources suffisantes pour tuer leurs concurrents dès qu’ils deviennent un tout petit peu menaçants ce qui, au fond, heurte la tradition libérale américaine.
Or Lina Khan a montré que cette vision n’était plus valable à l’ère du numérique et que le critère pour juger si une entreprise est dominante, donc doit être éventuellement démantelée, c’est de voir si le consommateur a vraiment du choix.
On voit bien que ça change tout : si un moteur de recherche est archi-dominant comme Google ou si un Amazon truste le commerce en ligne, c’est bien qu’il y a un problème.
Trop de profits peut être aussi le signe d’un manque de concurrence, le signe qu’un groupe est devenu tellement puissant qu’il adopte un comportement de prédateur pour se transformer en super-rentier.
