Le commissaire européen de l’économie prévoit des « mois difficiles » à venir en Europe

Le commissaire européen de l'économie prévoit des « mois difficiles » à venir en Europe L’Europe va entrer en récession en fin d’année et subir une inflation plus forte que prévu à cause de la flambée des prix de l’énergie liée à la guerre en Ukraine. Le commissaire européen de l’économie prédit une contraction de l’activité sur le dernier trimestre de cette année et le premier de 2023, et donc une «récession» à la fois pour l’UE, la zone euro et «la plupart des États membres».

L’Europe «fait partie des économies avancées les plus touchées, en raison de sa proximité géographique avec la zone de guerre et de sa forte dépendance aux importations de gaz en provenance de Russie», a souligné la Commission dans un communiqué. La zone euro réenregistré 0,2 % de croissance au troisième trimestre, surprenant les analystes.

«Mais le choc de la guerre est en train de prendre le dessus, a constaté Paolo Gentiloni. L’inflation continue de dépasser nos prévisions, la forte érosion du pouvoir d’achat a fait chuter la confiance des consommateurs, comme celle des entreprises qui sont confrontées à des coûts de production élevés, des difficultés persistantes d’approvisionnement et un resserrement des conditions de financement».

Bruxelles a revu en forte hausse sa prévision d’inflation dans la zone euro pour 2023, à 6,1 %, contre seulement 4 % anticipé jusqu’ici. Elle s’attend toutefois à ce que la hausse des prix commence à reculer après un point haut attendu fin 2022.

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Sur l’ensemble de l’année 2022, Bruxelles table désormais sur une inflation plus forte que prévu à 8,5 %, contre 7,6 % précédemment. «L’incertitude reste exceptionnellement élevée» en raison de la guerre et pourrait conduire à des chiffres encore moins bons, a cependant mis en garde Paolo Gentiloni.

Dans un scénario pessimiste, le PIB pourrait ainsi chuter de 0,9 % en 2023 et l’inflation s’avérer bien plus persistante. Les entreprises sont alarmées par les prix de l’énergie bien supérieurs en Europe à ce qu’ils sont aux États-Unis ou en Asie.

«Ce risque de désindustrialisation existe», a reconnu Paolo Gentiloni. «Mais il ne me conduit pas à des prédictions catastrophiques, car les choix d’implantations industrielles dépendent de nombreux facteurs, pas uniquement des prix de l’énergie», a-t-il nuancé. En 2023, l’inflation devrait être la plus faible au Danemark.

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