L’État veut faire des économies, sur le dos des apprentis

L''État veut faire des économies, sur le dos des apprentis

L’État a donc décidé de faire le ménage et prévoit de réaliser 800 millions d’euros d’économies, en commençant par une baisse de 5 % dès septembre, puis une nouvelle baisse de 5 % en 2023. C’est France Compétences, l’instance — déficitaire chargée de réguler le secteur, qui l’a annoncé en juillet.

Un coup de rabot qui risque de fragiliser une partie des filières et des centres de formation, alors forcément, les professionnels s’inquiètent. «On comprend qu’il faille économiser, notamment pour France Compétence, mais derrière les 5 % annoncés, il y a une grande diversité de situations», réagit celui dirige l’école parisienne Stephenson Formation.

Trois de ses filières commerciales voient leurs crédits s’écrouler, avec une baisse pouvant aller de 33 à 55 %. À tel point qu’il envisage de ne pas rouvrir ces classes-là en septembre : « C’est une question que je me pose : économiquement, ça n’est pas viable.»

« Ce sont vraiment des métiers qui recrutent. Dans une école comme la nôtre, on a des seuils de rentabilité : il faut qu’il y ait dix, douze ou quinze apprentis par classe. Sinon, cela coûte trop cher de mettre seulement quatre apprentis devant un prof avec de la matière première ». «On voit que le chômage des jeunes baisse massivement grâce à l’alternance ou à l’apprentissage.

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Le message politique répété la semaine dernière par Gabriel Attal : six milliards et demi d’euros, particulièrement consacrés à la « montée en puissance de l’apprentissage », et l’objectif, toujours, d’un million d’apprentis d’ici à la fin du quinquennat !

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