L’ Assemblée nationale vote la suppression de certaines lignes aériennes intérieures

L’Assemblée nationale a voté samedi soir en première lecture la suppression de certaines lignes aériennes intérieures, en cas d’alternatives en train de moins de 2 h 30, après un débat animé et des divergences jusque dans la majorité.

Cette mesure emblématique du projet de loi climat vise à supprimer des liaisons entre Paris (Orly) et Nantes, Lyon ou Bordeaux, mais prévoit des exceptions pour les trajets en correspondance. La Convention citoyenne pour le climat avait réclamé de renoncer aux vols intérieurs en cas d’alternatives de moins de 4 h en train, et non 2 h 30.

Le projet de loi gouvernemental entérine surtout l’existant, puisque le gouvernement avait contraint Air France à renoncer aux liaisons concernées en contrepartie d’un soutien financier en mai 2020.

À LIRE ÉGALEMENT >> La formation de ces cratères est le symbole du changement climatique

Un seuil de 4 h 00 permettrait de supprimer les lignes « les plus émettrices » de gaz à effet de serre comme Paris-Nice, Paris-Toulouse et Paris-Marseille, a insisté Danièle Obono (LFI).

Le projet de loi prévoit également une compensation carbone graduelle des vols intérieurs — Air France l’applique déjà — et l’interdiction de l’agrandissement des installations aéroportuaires par expropriation si elles entraînent une hausse des émissions.

Un décret devra préciser la mesure et les éventuelles autres lignes susceptibles d’être concernées comme Paris-Rennes ou Lyon-Marseille.



Inscrivez-vous à notre lettre d’information
Votre courriel:

Vous pouvez aussi aimer

Laisser votre commentaire