Le gui s’avère inoffensif pour les arbres et joue un rôle clé dans la biodiversité

Une découverte a été faite en ce début d’année ! Le gui, sous lequel les embrassades sont échangées pour célébrer l’année 2026, s’avère être une plante plus ancienne et plus bienveillante que ce qui était initialement supposé. C’est ce que mettent en lumière deux études, l’une en provenance d’Australie et l’autre des États-Unis. Le druide Panoramix était conscient que le gui, avec ses étranges baies poussant en haut des arbres, est une plante singulière. Il s’agit d’un parasite des arbres, en particulier du chêne. Il s’attache aux branches des arbres et extrait partiellement leur sève.
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Comme les vaisseaux sanguins, les arbres possèdent deux types de canaux de sève distincts : la sève ascendante et la sève descendante. Le gui se nourrit exclusivement de la sève xylémienne, transportée des racines du chêne vers le haut, contenant ainsi les éléments nutritifs absorbés du sol. Puisqu’il possède ses propres feuilles, il n’est pas nécessaire pour lui d’extraire la sève descendante, qui transporte le sucre et l’oxygène produits par les feuilles de l’arbre. Cependant, ce malfaiteur ne serait pas aussi préjudiciable qu’on pourrait le supposer. C’est ce que révèle une recherche menée par l’université de l’Oregon, mettant en lumière que malgré le fait que le gui draine la sève des arbres, il n’affecte en rien la santé de ces derniers.
Un parasite relativement inoffensif, cependant, qui ne peut pas atteindre les sommets des arbres. On peut observer les petites baies blanches présentes sur la boule de gui. Il est déconseillé de les consommer en raison de leur toxicité, néanmoins, ils constituent une source de nourriture appréciée par les oiseaux, notamment en hiver lorsque les ressources alimentaires se font rares. Ainsi, ce sont les grives, les merles et d’autres espèces aviaires qui dispersent le gui sur les branches en se nourrissant des fruits, lors de leurs déplacements alimentaires.
Une récente étude menée par des chercheurs australiens a démontré que cette symbiose entre les oiseaux et le gui existe depuis au moins 25 millions d’années. C’est grâce au gui que la diversification du groupe des passereaux a été considérable. En Amérique du Sud seulement, dix familles de passereaux ont émergé en moins de cinq millions d’années, ainsi que plus de 360 espèces de guis. L’adaptation de la plante à l’oiseau et l’adaptation de l’oiseau à la plante ont conduit à une coévolution qui a favorisé l’émergence de nombreuses nouvelles espèces, faisant des passereaux le groupe d’oiseaux le plus diversifié au monde. Cette diversification se maintient jusqu’à aujourd’hui.
La communauté scientifique adresse ses vœux les plus sincères au gui pour une année nouvelle prospère, empreinte de santé, de bonheur et de découvertes ornithologiques enrichissantes !
