En Belgique, la pratique de l’euthanasie est entrée dans les mœurs

Le mercredi 15 juillet, l’Assemblée nationale a voté définitivement sur l’instauration d’un droit à l’aide médicale à mourir en France. Ce droit est en vigueur en Belgique depuis l’année 2002. Une pratique légale mais étroitement réglementée qui est pleinement intégrée dans la culture du pays. De plus, environ cent citoyens français franchissent annuellement la frontière afin de bénéficier d’une fin de vie digne.
En moyenne, douze euthanasies sont réalisées quotidiennement en Belgique à l’heure actuelle. Cette procédure est généralement réalisée au domicile des patients ou dans leur établissement de soins. La majorité de ces patients ont plus de 70 ans et la moitié des demandes émanent de patients souffrant de cancer.
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Depuis 2014, la Belgique autorise également les mineurs à accéder à l’euthanasie sans qu’il y ait de limite d’âge, tout en étant soumis à une surveillance médicale stricte. En 2025, un seul cas de patient mineur a été enregistré dans l’ensemble de la Belgique, et seulement sept cas ont été recensés durant les douze dernières années.
L’ancien Premier ministre belge socialiste Elio di Rupo avait étendu ce droit à l’euthanasie aux mineurs. D’après lui, cette pratique est rendue possible uniquement grâce à des mécanismes de contrôle robustes. Il précise : « Nous disposons d’une commission de surveillance constituée de 16 experts. » Ils sont en même temps des praticiens de la médecine, des experts en droit et des spécialistes des soins palliatifs. Ils s’assurent que ces pratiques d’euthanasie sont effectuées en conformité avec la législation en vigueur. De plus, il n’existe pas de processus automatique, chaque cas est examiné individuellement. Le médecin vérifie les informations fournies par le patient, qui doit formuler sa demande en pleine conscience. Ainsi, il mentionne également deux témoins, voire un troisième s’il le juge nécessaire. L’ensemble du processus est rigoureusement encadré. Par ailleurs, il s’agit d’une pratique bien établie qui, à mon sens, témoigne d’un niveau élevé de civilisation.
La législation belge, en constante évolution, pourrait inclure les patients psychiatriques souffrant de démence d’ici 2027.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
