Les diplômes se sont-ils dépréciés en 20 ans ?

Le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) a mené une comparaison entre six cohortes de jeunes ayant quitté le système éducatif, certains avec un diplôme et d’autres sans. La première cohorte a intégré le marché du travail en 2004, tandis que la dernière l’a rejoint en 2021. Pour chaque cohorte, un groupe de jeunes a été interrogé quelques années après sur leur situation professionnelle.
Le premier résultat indique qu’un niveau de diplôme plus élevé est associé à une meilleure protection contre le chômage. Parmi les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage n’a jamais excédé 15 % lors des six dernières générations. En revanche, parmi les jeunes sans diplôme ou titulaires d’un baccalauréat, ce taux a été systématiquement dépassé. Il a même atteint 40 % après trois années d’expérience professionnelle pour les individus entrés sur le marché du travail en 2021 sans expérience préalable.
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Le diplôme offre également de meilleures opportunités d’accès à un emploi stable. Parmi les six générations étudiées, plus de la moitié des individus jeunes ayant au moins un diplôme de niveau bac + 2 occupent un emploi en contrat à durée indéterminée ou dans la fonction publique. Plus de 70 % des diplômés proviennent d’une école de commerce, d’une école d’ingénieurs ou de la filière santé sociale. En revanche, le taux d’accès à l’emploi durable pour les jeunes sans diplôme ne dépasse jamais un quart. Cela implique que 75 % d’entre eux se retrouvent uniquement dans des emplois précaires trois ou quatre ans après avoir commencé leur carrière professionnelle.
Concernant la rémunération, la hiérarchie des diplômes demeure presque inchangée selon le Céreq. La plupart des jeunes perçoivent un salaire proche du SMIC jusqu’à l’obtention du baccalauréat ou d’un diplôme de niveau bac + 2. En outre, cette tendance est en constante augmentation. Les individus sans diplôme gagnent en moyenne un salaire inférieur au Smic, principalement en raison de la prévalence de contrats à temps partiel dans leurs emplois.
Le Céreq a également examiné si ces jeunes avaient accepté des emplois de moindre qualification par rapport à leur niveau de formation. Les résultats sont peu satisfaisants. Le taux de rétrogradation a augmenté de 6 points entre la cohorte de 2004 et celle de 2021, avec des variations significatives. On constate une nette augmentation du taux de déclassement pour les individus titulaires d’un diplôme de niveau bac + 2 à bac + 4, à l’exception du domaine de la santé sociale.
En revanche, on observe une tendance à la baisse pour les individus titulaires d’un diplôme de niveau Bac + 5 et supérieur depuis une période de dix ans. Ceci semble paradoxal, étant donné la hausse significative du nombre de jeunes diplômés et l’intensification de la concurrence entre eux. Cependant, des disparités subsistent parmi les individus hautement qualifiés. Les diplômés des grandes écoles présentent une probabilité moindre d’être relégués à des postes inférieurs par rapport aux titulaires d’une licence universitaire de niveau bac + 5. Il arrive parfois que les individus titulaires d’un master 2 connaissent davantage de situations de déclassement professionnel que des individus moins diplômés.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
