Espace Schengen, le forum qui doit permettre de confronter les idées des Européens

Le premier « Forum Schengen », organisé par visioconférence lundi, est l’occasion d’un bilan critique du fonctionnement de cette zone de libre circulation, qui vise à déboucher d’ici à quelques mois sur des propositions de réforme.

Symptôme le plus flagrant de la mauvaise santé de la zone Schengen, le rétablissement des frontières intérieures : huit pays ont réintroduit des contrôles, soit depuis quelques mois en raison de la crise sanitaire (Hongrie, Danemark, Finlande et Norvège) soit depuis des années pour des motifs de sécurité (France, Autriche, Allemagne, Suède et Danemark).

« La libre circulation est un acquis précieux, mais elle fonctionne seulement si les frontières extérieures sont bien tenues, sinon c’est la porte ouverte à des failles sécuritaires et à des mouvements secondaires de migrants », explique-t-on à Paris qui aimerait voir valider la proposition récente de la Commission européenne d’une procédure d’asile accélérée aux frontières .

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Deux nouveaux systèmes d’information sont en voie de constitution : l’un de gestion centralisée des entrées et des sorties de personnes aux frontières (EES) et l’autre (Etias) qui obligera à partir de 2022 tous les visiteurs qui n’ont pas besoin d’un visa pour entrer en Europe de faire une demande d’autorisation. Ces mesures ont prouvé leur efficacité puisque jamais depuis 2013, les flux de migrants par la Méditerranée n’ont été aussi faibles.

La zone Schengen ne dispose toujours pas d’une interopérabilité de ses fichiers ce qui en limite considérablement la portée. Un règlement, adopté en 2019 va enfin le permettre mais sa mise en oeuvre s’annonce si complexe sur les plans juridique et opérationnel qu’il ne sera pas utilisable par les services de police avant 2023.

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