La France, sur la glyphosate, cherche à sortir de son isolement en Europe

Si la France n’a, pour l’instant, réussi à tenir que la moitié de son engagement de sortir du glyphosate, que dire des autres pays européens ! A ce jour, aucun d’eux, hormis le Luxembourg depuis cette année, n’a tiré une croix définitive sur l’utilisation de cet herbicide classé « potentiellement cancérigène » par l’Organisation mondiale pour la Santé (OMS).

« La France est la seule puissance agricole à avoir engagé une sortie du glyphosate », résume Pascal Canfin, président de la commission Environnement du Parlement européen. L’Allemagne a fait faux bond au dernier moment à la France , ce qui a entraîné de facto le maintien en circulation du glyphosate pour une période de cinq ans.

« Il s’agit d’interdire le glyphosate pour tout le continent », insiste bien Pascal Canfin car il en va du maintien de « conditions de concurrence équitables entre les pays européens », rappelle-t-il.

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En juin prochain devrait avoir lieu la remise à jour des évaluations réalisées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). L’UE, à la différence de l’OMS, n’avait pas jugé le glyphosate potentiellement cancérigène. Des recommandations qu’elles auront formulées après avoir évalué les informations fournies par les industriels de la chimie demandeurs d’un renouvellement du glyphosate.

« Contrairement à 2017, je suis optimiste sur le fait d’avoir la majorité avec le soutien de l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne », déclare Pascal Canfin.

Une alliance dont le Parlementaire européen voit mal comment elle pourrait ré-autoriser le glyphosate. Sauf défection de dernière minute à ne pas négliger.

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