Le féminicide devient en Italie un crime à part entière, puni de la peine de réclusion à perpétuité

Le mardi 25 novembre, les parlementaires italiens ont voté de manière unanime en faveur d’une proposition de loi visant à insérer dans le code pénal italien le délit spécifique de féminicide, sanctionné par la réclusion à perpétuité. Le document, issu d’une initiative gouvernementale et déjà validé par le Sénat en juillet, a obtenu un soutien de 237 voix et n’a fait l’objet d’aucun vote défavorable. Selon le dossier de présentation du projet de loi, le nouveau texte du code pénal instauré par cette législation inclut une classification particulière d’homicide qualifié de « fondé sur les caractéristiques de la victime ».
Selon le document, l’article 577 bis, paragraphe 1 du Code pénal prévoit des sanctions sévères, notamment la réclusion à perpétuité, pour les actions visant à causer la mort d’une femme par discrimination, haine ou violence, ainsi que par des actes de contrôle, de possession ou de domination fondés sur son sexe. De plus, le meurtre lié au refus de la femme d’entrer ou de maintenir une relation affective, ou considéré comme une atteinte à ses libertés individuelles, est également réprimé.
Jusqu’à présent, le code pénal italien incluait des circonstances aggravantes pour les cas d’homicide de femmes. Cependant, uniquement lorsque l’auteur était marié à la victime ou avait un lien de parenté avec elle. « Je me réjouis de l’adoption unanime par le Parlement du projet de loi gouvernemental introduisant le délit de féminicide. La Première ministre italienne Giorgia Meloni s’est réjouie dans une vidéo de l’importance de cette initiative comme manifestation de solidarité politique contre la barbarie et les violences infligées aux femmes ». Elle a souligné que cette mesure constituait un outil supplémentaire essentiel pour protéger la liberté et la dignité de chaque femme.