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Selon la ministre de la Culture, l’Arcom peut réguler la nouvelle téléréalité « Frenchie Shore »

Selon la ministre de la Culture, l'Arcom peut réguler la nouvelle téléréalité « Frenchie Shore »«On est à la limite de la pornographie.» C’est ainsi que la ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak, qualifie «Frenchie Shore», la nouvelle téléréalité française qui fait sensation.

Dans une interview au journal Le Parisien, publiée lundi 20 novembre, la ministre s’inquiète de la diffusion d’extraits de l’émission sur les réseaux sociaux car «n’importe qui peut tomber dessus», notamment les enfants de moins de 16 ans à qui le programme est pourtant interdit. Rima Abdul Malak assure que «l’Arcom , contrairement à ce que j’ai pu lire, a compétence pour les plateformes au titre de la protection des mineurs».

Contactée par franceinfo, l’autorité assure qu’elle est incompétente pour réguler l’émission, ni à la télévision, ni sur internet, même si des mineurs risquent de tomber sur des images extraites des épisodes.

« Cependant, ce programme est susceptible de soulever des interrogations au regard des objectifs, d’une part, de respect et de protection de la dignité humaine et, d’autre part, de protection des mineurs». Le pouvoir de l’Arcom sur les contenus sexuels diffusés sur internet est aussi limité, même quand il s’agit de protéger les mineurs. Elle peut uniquement réguler les sites pornographiques en leur demandant de respecter la loi et de ne pas être accessible aux mineurs comme il est expliqué sur son site internet, mais elle ne peut rien contre la diffusion d’images sexuelles sur les réseaux sociaux.

L’autorité peut seulement veiller à ce que les réseaux mettent bien en place des outils de régulation contre la haine en ligne et contre la désinformation, comme son site le précise.

À LIRE ÉGALEMENT >> Étude : Les Français et la pornographie

Concernant «Frenchie Shore», même si cela n’entre donc pas dans son domaine de compétences, le régulateur a tout de même contacté les réseaux sociaux pour savoir s’ils surveillaient particulièrement la diffusion d’extraits de l’émission trash. L’Arcom, qui a en réalité reçu «très peu» de signalements à ce sujet, ne peut pas faire plus. Ou alors, il faudrait que la ministre de la Culture, elle-même, envisage de lui confier davantage de pouvoirs.

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