Aide humanitaire

La France va donner un sérieux coup de rabot sur l’aide humanitaire

La France va donner un sérieux coup de rabot sur l’aide humanitaire
Aide humanitaire au Sahel Image dillustration

Le 6 octobre,le ministère des Affaires étrangères organise sa conférence nationale sur l’humanitaire. Il s’agit d’un événement majeur dans l’industrie qui se tient biennalement. L’édition de 2026 s’annonce tumultueuse. Les organisations non gouvernementales anticipent une réduction des budgets de plus de 1,8 milliard d’euros, ce qui représente approximativement une diminution de 43 % des subventions.

La France est loin de respecter son engagement à allouer 0,7 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement, puisqu’elle n’atteint péniblement que 0,4 %. Selon une déclaration récente de la Coordination SUD, regroupant plus de 180 ONG et associations, les réductions budgétaires des années précédentes ont entraîné la suppression de plus de 10 000 emplois depuis 2024, ainsi que l’abandon ou la réduction de plus de 1 300 projets. Elle redoute la disparition des organisations non gouvernementales, et l’hécatombe semble déjà avoir débuté.

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Les réductions budgétaires en France, combinées aux diminutions de l’aide humanitaire à l’échelle mondiale, en particulier aux États-Unis, pourraient entraîner la perte de vie de plus de 23 millions de personnes d’ici 2030. De plus, cette évaluation est basée sur les réductions budgétaires prévues en 2025 et ne prend pas en considération les nouvelles diminutions annoncées pour 2027.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, pourrait être confronté à des difficultés lors de sa prochaine intervention lors de la conférence. En plus des problèmes financiers, il convient de considérer à la fois les déclarations et les actions du ministre. Le samedi à Bunia, en République démocratique du Congo, Jean-Noël Barrot exprimait sa satisfaction en observant que ce sont les travailleurs humanitaires français et les associations françaises qui sont en première ligne dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola.

Un discours flatteur est compromis par des restrictions budgétaires. En outre, les professionnels du domaine expriment des préoccupations concernant un changement de politique que certains qualifient de “trumpisation” de l’aide. Ils caractérisent cette approche par l’utilisation de l’aide au développement comme un levier diplomatique ou économique, et non plus exclusivement à des fins humanitaires. Ces initiatives deviennent essentielles pour les intérêts nationaux du pays bailleur de fonds, tout autant que l’assistance aux populations les plus vulnérables. Ce sont les individus les plus défavorisés qui seront les premiers à subir les réductions budgétaires.

Coordination Sud évoque un budget mis de côté. L’organisation non gouvernementale Solidarité Internationale invite la France à réitérer son engagement humanitaire et souligne que ces actions découlent de décisions politiques. L’UNICEF exprime également des préoccupations. Dans un communiqué officiel, l’organisation exhorte la France et les parlementaires à maintenir, lors de l’examen du budget, les allocations allouées aux enfants, en particulier dans les pays les plus fragiles. L’ONG One partage cette vision et exprime son désaccord avec les discours prononcés par Emmanuel Macron à l’ONU concernant l’évolution de l’aide au développement. Elle considère qu’il est envisageable de réformer l’organisation mondiale tout en maintenant le soutien aux malades et aux enfants.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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