Le Parlement britannique a voté en urgence une loi visant à reprendre le contrôle des hauts fourneaux de l’aciériste British Steel
Cette loi autorise le gouvernement à maintenir l’activité sur le site de Scunthorpe, dans le nord de l’Angleterre, détenu par Jingye, en obligeant British Steel à continuer ses opérations sous peine de sanctions. Adoptée rapidement par les deux chambres parlementaires, qui ont dû interrompre leurs vacances pour siéger un samedi, la loi doit encore recevoir l’approbation royale, une formalité.
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Le Premier ministre Keir Starmer a souligné l’importance de cette action pour sauvegarder des milliers d’emplois et mettre fin à une décennie de déclin. Le ministre du Commerce, Jonathan Reynolds, a évoqué la possibilité de nationalisation, tout en précisant que le gouvernement ne pourra pas assurer à long terme la transformation de l’entreprise en raison de sa faible valeur économique.
British Steel, qui emploie 3 500 personnes en Angleterre, a annoncé son intention de fermer ses deux hauts fourneaux début juin, compte tenu de leur non-rentabilité. L’entreprise affirme subir des pertes quotidiennes importantes et avoir investi des sommes considérables depuis 2020. Des négociations avec Jingye ont échoué en raison de demandes financières jugées excessives.
La prise de contrôle de l’État ne sera pas financée par des hausses d’impôts, mais par un fonds spécialement créé pour soutenir le secteur. Cette situation rappelle la fermeture en 2024 de la plus grande aciérie du Royaume-Uni, à Port-Talbot au pays de Galles, entraînant la perte de 2 800 emplois.