Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, aurait discrètement soutenu Uber, malgré la défiance du gouvernement

Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, aurait discrètement soutenu Uber, malgré la défiance du gouvernementLe Consortium international des journalistes d’investigation , dont font partie la cellule investigation de Radio France et « le Monde », dévoile ce dimanche 10 juillet une longue enquête sur les agissements d’Uber. Elle dévoile comment le géant du VTC s’est implanté dans le monde, notamment en cherchant le soutien de personnalités politiques de haut rang. En France, c’est Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, qui a soutenu Uber.

Selon ces « Uber Files », au moins dix-sept échanges significatifs ont eu lieu entre Emmanuel Macron ou ses proches conseillers et les équipes d’Uber France dans les dix-huit mois qui ont suivi son arrivée au ministère.

Le nom d’Emmanuel Macron est également régulièrement revenu dans les échanges entre les cadres d’Uber, comme lorsque Mark MacGann affirme pouvoir le « brandir » lors d’une perquisition menée par les services fiscaux au siège d’Uber France en juillet 2015. Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, aurait discrètement soutenu Uber, malgré la défiance du gouvernement

Quelques mois plus tôt, alors que l’entreprise était dans le collimateur de la répression des fraudes, l’entreprise aurait reçu le soutien du ministre. Dans un message envoyé le 17 novembre 2014, Mark MacGann affirme ainsi qu’Emmanuel Macron s’est engagé à intervenir auprès de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) , les appelant à ne pas être « trop conservateurs ».

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L’enquête révèle par ailleurs le passage d’un « deal » avec l’entreprise californienne entre 2014 et 2015. En contrepartie de la suspension d’UberPop − déjà jugé illégal à plusieurs reprises −, Emmanuel Macron aurait fait miroiter une simplification des conditions pour obtenir une licence de VTC.

Consulté par l’ICIJ et ses partenaires, le chef de l’État n’a pas répondu précisément, le service de presse de l’Élysée a répondu à côté de leurs demandes.

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