3 000 magistrats s’alarment de la dégradation de leurs conditions de travail

3 000 magistrats s'alarment de la dégradation de leurs conditions de travailJuges correctionnels, des enfants, substituts… 3 000 magistrats et une centaine de greffiers ont dénoncé la dégradation de leurs conditions de travail et le manque de temps pour traiter les dossiers, mardi 23 novembre, dans une tribune parue dans journal Le Monde.

« Nous ne voulons plus d’une justice qui n’écoute pas, qui raisonne uniquement en chiffres, qui chronomètre et comptabilise tout », écrivent-ils, tançant une « justice qui maltraite les justiciables, mais également ceux qui œuvrent à son fonctionnement ». Les magistrats citent notamment des audiences surchargées, des arrêts maladie qui se multiplient parmi le personnel judiciaire, des audiences classées sans suite ou encore l’obligation de traiter des affaires de divorce « en quinze minutes » sans pouvoir donner la parole aux parties. Les magistrats n’en peuvent plus.

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La justice est à bout de souffle et ne peut plus remplir ses missions », écrit l’Union syndicale des magistrats mardi dans un communiqué relayant cette tribune. Cet appel intervient alors que se sont ouverts les États généraux de la justice le 18 octobre. Il confirme que pour répondre aux problèmes soulevés par les magistrats, « il faut augmenter » les effectifs actuels » dans leurs rangs. Paul Huber, directeur des services judiciaires en charge des ressources humaines, de la magistrature ajoute dans son courrier que « le garde des Sceaux, Eric Dupont Moretti, souhaite échanger dans les prochains jours avec une délégation des magistrats et greffiers signataires de cette tribune ».

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