Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal visés par une opération de désinformation de la Russie

Raphaël Glucksmann visé par une opération de désinformation de la Russie
Image Ludovic MARIN AFP

Tous les éléments sont en place : un site web reproduisant fidèlement les caractéristiques d’un média en ligne français authentique, des documents prétendument authentiques, associés à une fausse nouvelle (deepfakes), une vidéo falsifiée du journaliste d’investigation Edwy Plenel. Le procédé implique l’utilisation de faux comptes sur les plateformes de médias sociaux afin de diffuser ce qui est décrit comme une information : la journaliste Léa Salamé, partenaire de Raphaël Glucksmann, serait en train de chercher à influencer les médias pour promouvoir une image positive du candidat potentiel à l’élection présidentielle.

À consulter aussi >> Les demandes d’asile ont reculé de 5,5% en France

Cependant, rien de cela n’est exact. Cette fausse révélation est entièrement fabriquée. Raphaël Glucksmann a récemment été informé par les autorités de l’État qu’il était la cible d’une campagne de désinformation orchestrée par le groupe Storm-1516, dirigé par le GRU (le service de renseignement de l’armée russe). Storm-1516 est un groupe pro-russe largement identifié par Viginum, l’organisme gouvernemental responsable de la surveillance et de la défense contre les cyberattaques étrangères. En juillet 2026, il a déjà visé un autre candidat à l’élection présidentielle, Édouard Philippe, à travers des publications sur les réseaux sociaux.

Bien que l’issue la plus défavorable ne soit jamais garantie, les autorités craignent que cette situation ne préfigure ce qui pourrait survenir dans les mois à venir. La préoccupation principale du Premier ministre, Sébastien Lecornu, est de faire de la lutte contre les ingérences étrangères l’un des points saillants de sa période à Matignon. À la fin du mois de juillet, le gouvernement a soumis un projet de loi visant à lutter contre la désinformation et à garantir l’intégrité du prochain scrutin présidentiel.

L’une des mesures qui sera discutée au Sénat à la rentrée concerne la procédure de référé “anti fake news”, déjà en place mais envisagée pour être étendue afin de permettre le retrait rapide de contenus jugés menaçants ou trompeurs, ainsi que pour renforcer les sanctions en cas de manipulation de la sincérité d’un vote. Dans quel but cette mesure est-elle efficace ? En l’occurrence, les services de renseignement de l’armée russe sont bien au-delà de la juridiction de la justice française.

Nous sommes en pleine saison estivale, il est fort probable que la plupart d’entre vous n’aient pas remarqué cette information erronée, qui n’a d’ailleurs généré que 30 000 vues sur la plateforme X. Cependant, envisagez la même situation quelques jours voire quelques heures avant les élections de 2027. Étant donné la vitesse à laquelle un contenu peut devenir viral, il est possible d’anticiper les répercussions sur l’issue d’un scrutin.

Avec l’amélioration croissante de l’intelligence artificielle, la tâche des journalistes pour authentifier l’information et celle des auditeurs, téléspectateurs et lecteurs pour discerner la véracité des faits deviennent de plus en plus complexes. Il est primordial de souligner que rien ne peut se substituer à votre vigilance.

Après Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann, c’est au tour de Gabriel Attal. Le président de Renaissance affirme avoir été visé par une opération d’ingérence attribuée à un réseau prorusse. Une nouvelle tentative de déstabilisation qui intervient à quelques mois de la campagne présidentielle.


(Article reformulé à l’aide d’IA)

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *