23 juin 2024

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Nouvelle-Calédonie : Emmanuel Macron sous pression politique

Nouvelle-Calédonie : Emmanuel Macron sous pression politiqueL’exécutif cherche toujours une sortie de crise en Nouvelle-Calédonie. À l’Elysée, un nouveau conseil de défense est convoqué lundi 20 mai au soir par Emmanuel Macron. L’exécutif doit décider et très vite, car l’état d’urgence se termine lundi prochain. Il est impossible de prolonger cet état d’urgence par décret.

Si Emmanuel Macron juge que la situation sécuritaire reste trop fragile, il faudra donc en passer par la loi, dans un délai chronométré. Prolonger l’état d’urgence se justifie, défend d’ailleurs un député, car le calme reste relatif et parce qu’il faut «conserver des mesures dérogatoires jusqu’aux Jeux olympiques», au risque de se retrouver malmené politiquement, prédit un conseiller.

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Sur le fond du dossier, y compris dans la majorité, de plus en plus de voix pressent Emmanuel Macron de ne pas convoquer le congrès pour adopter la réforme constitutionnelle. «Convoquer le congrès, c’est remettre une pièce dans la machine», prévient un interlocuteur du chef de l’État.

Les élus de la majorité sont désormais nombreux à plaider pour un report, pour laisser le temps de renouer le dialogue. D’autant «qu’on n’aurait pas de majorité», estime un député. Ce n’est pas encore d’actualité, ces derniers jours, Emmanuel Macron a lui-même appelé des élus calédoniens. La preuve, soupire un élu, « qu’il en est encore à vouloir tout régler tout seul».

Quatre présidents de territoires d’outre-mer ont pris la parole, ce dimanche 19 mai, pour mettre fin «à la montée des violences» et empêcher «la guerre civile». Les présidents des régions Réunion, Guadeloupe, Martinique et de la collectivité de Guyane ont demandé «solennellement au gouvernement le retrait immédiat du projet de loi de réforme constitutionnelle visant à changer le corps électoral pour les élections en Nouvelle-Calédonie-Kanaky». Dans leur tribune publiée par le portail média public Outre-mer la 1ère, les signataires estiment cette condition «préalable à la reprise d’un dialogue apaisé».

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