28 mai 2024

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Crise de l’hôpital : quel bilan pour les services d’accès aux soins

Crise de l'hôpital : quel bilan pour les services d'accès aux soinsAprès les tensions qui ont émaillé les urgences durant l’été 2022, les craintes qu’elles se reproduisent en 2023, se font de plus en plus ressentir, en raison du manque de personnel. C’est pourquoi le ministre de la Santé, François Braun, a annoncé, fin avril, sa volonté de limiter le nombre d’arrivées aux urgences. Pour ce faire, il entend généraliser à l’ensemble des départements les services d’accès aux soins (SAS) d’ici à la fin de l’année 2023.

Au bout du fil, des assistants de régulation médicale (ARM) et des médecins doivent diriger les patients vers le service le plus adapté : à l’hôpital en cas de besoin vital ou, si ce n’est pas le cas, vers un médecin généraliste, qui réserve des créneaux aux soins non programmés.

Le manque de praticiens et le vieillissement de la population, qui a besoin de plus de soins, conduit à ce que 6,7 millions de Français se retrouvent sans médecin traitant, selon l’Assurance-maladie.

Ainsi, en 2022, 22 territoires ont été retenus pour tester le dispositif SAS et depuis, l’idée s’est bien installée, puisque la quasi-totalité des départements l’ont mis en place ou sont en cours d’expérimentation, selon le ministère de la Santé. C’est d’ailleurs le ministre lui-même qui avait mené la mission flash sur les urgences, publiée en juillet 2022, défendant la régulation de ces services.

« Le concept peut paraître intéressant au premier abord, mais la difficulté, c’est l’offre de soins », souligne-Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), alors qu’une expérimentation de SAS est en cours dans son service. Avec le manque de personnel médical, nous ne pouvons pas renvoyer les patients vers des médecins de ville, observe l’urgentiste.

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Une autocensure également relevée par Gérard Allard, représentant des usagers au CHU de Nantes, où les SAS ont été progressivement installés depuis 2019.

Enfin, pour que la régulation des arrivées à l’hôpital soit efficace, il faudra que les SAS rentrent dans les esprits des soignants et des patients. Côté patients, il faudra adopter un nouveau réflexe : composer le 15 avant de prendre la route de l’hôpital.

Les syndicats, qui appellent à la grève mardi dans les hôpitaux, y voient un moyen de « fermer l’accès aux urgences ».

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Société de médias - PCI

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