« Le port du masque à l’extérieur va s’imposer »

Jean-François DelfraissyLe professeur d’immunologie Jean-François Delfraissy, à la tête du Conseil scientifique chargé d’aider le gouvernement à gérer la crise sanitaire, annonce qu’une « note » va être envoyée aux maires des vingt plus grandes villes françaises pour les inciter à élaborer un plan ­anti-deuxième vague.

La population plus jeune est actuellement touchée. »Tout l’enjeu de cet été est de convaincre celle-ci de prendre des précautions pour son entourage et pour elle-même », souligne le professeur.

Au moment où le masque a été rendu obligatoire dans les lieux clos, le conseil scientifique a demandé la gratuité du masque pour les ­populations les plus précaires.

Sur le fond, le bon sens doit guider les décisions. Par exemple dans la rue bondée d’une station balnéaire, le port du masque s’impose. En pratique, le port du masque à l’extérieur va s’imposer naturellement.

Les difficultés en France ne viennent pas de l’étranger mais principalement de chez nous, de nos comportements. La quatorzaine est difficile à mettre en oeuvre, ne serait-ce que légalement, le coût des tests est élevé dans certains pays, et des passagers peuvent arriver avec de faux certificats de test.

Et si les tests réalisés dans les aéroports sont encore trop peu nombreux, ça devrait s’améliorer une fois que des tests salivaires plus rapides seront disponibles.

Il faut que le gouvernement précise bien les choses sur les objectifs des tests PCR : il y a des tests à visée diagnostique pour les personnes présentant des symptômes et leurs cas contact, pour lesquels la porte d’entrée est le médecin.

Ces tests doivent pouvoir se faire dans des délais plus courts. Le conseil scientifique estime que les vingt plus grandes agglomérations doivent se doter d’un plan adéquat. Le Premier ministre devrait envoyer une note invitant les métropoles à se préparer en associant les agences régionales de santé, les préfets et les décideurs locaux.




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