16 juillet 2024

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Pourquoi le nombre de morts sur les routes, en France, ne baisse plus ?

Pourquoi le nombre de morts sur les routes, en France, ne baisse plus ?«Depuis 2013, on a atteint une sorte de plateau », souligne Gilles Andréani, président de la 4ᵉ chambre de la Cour des comptes. Et si l’on compare la France à ses voisins, ce n’est guère plus flatteur : « Du 7ᵉ rang dans l’Europe des Vingt-huit en 2008, elle est passée au 14ᵉ en 2019 », constate Gilles Andréani.

D’autres explications permettent de comprendre le palier atteint : « La présence des forces de l’ordre au bord des routes a baissé de 40 % depuis 2008, ce qui a entraîné un moindre contrôle de l’alcoolémie et de l’usage des stupéfiants chez les conducteurs », souligne Gilles Andréani. Une tendance qu’explique Dominique Antoine, conseiller-maître à la Cour des comptes, « par les autres priorités des forces de l’ordre ces dernières années : la lutte contre le terrorisme, l’application des mesures sécuritaires liées à la crise de la Covid-19 ».

Pour gagner en efficacité, la Cour des comptes suggère que la sécurité routière ne soit plus uniquement pilotée par le ministère de l’Intérieur, mais « que le ministère des Transports y joue un rôle accru ». Une mesure insuffisante, selon Chantal Perrichon : « Il faut que la Délégation à la sécurité routière dépende du Premier ministre, afin que tous les ministères soient impliqués : Intérieur, Santé, Éducation, Transports, Justice ».

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Pour sortir du « tout radar », la Cour des comptes recommande aussi « une présence maintenue, active ou dissuasive, des forces de sécurité au bord des routes et dans le flux de circulation, en particulier de la part de la Police nationale ». »

Dernier point, mais non le moindre, les Sages recommandent au gouvernement de « rechercher une plus grande adhésion » de la population sur les mesures de sécurité routière.

« Le fantasme court toujours sur le fait qu’ils seraient une pompe à fric. Alors qu’ils rapportent beaucoup moins à l’État (un milliard d’euros en 2019) que ce que coûte la politique la sécurité routière (3,7 milliards d’euros en 2019) », souligne Gilles Andréani.

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