Une proposition de loi visant à restreindre la grève dans les transports ferroviaires

Limiter le droit de grève dans le secteur des transports ferroviaires semble être une mesure approuvée pour un couple de retraités interrogés, qui a exprimé son soutien en ces termes : « Pendant les vacances de Noël, ma belle-fille devait se rendre à Béziers pour retrouver sa mère. » Elle n’a pas été en mesure de le faire, c’est pourquoi elle a dû annuler. Je soutiens l’idée de fixer les dates des vacances scolaires de manière immuable, afin d’interdire toute grève pendant cette période.
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Certains députés, avec le soutien du ministre des Transports, ont précisément cette intention. Prévenir les perturbations majeures telles que celles survenues pendant la période de Noël 2022 ou au cours du printemps de l’année précédente, caractérisées par des annulations de trains liées à des mouvements sociaux. Concrètement, il est envisageable de restreindre le droit de grève à une durée maximale de 30 jours par an, notamment lors de périodes sensibles telles que les examens du baccalauréat, les congés estivaux et les jours fériés. Il serait impossible pour les agents de faire grève pendant les heures de pointe, c’est-à-dire le matin et en fin de journée, puisqu’ils sont limités à un maximum de six heures par jour et sept jours consécutifs.
Certains résidents de Marseille expriment leur mécontentement face à cette limitation : « Le droit de grève est fondamental pour les citoyens », souligne un jeune homme. Une usagère ajoute : « Personnellement, je désapprouve de telles restrictions, mais je peux concevoir que les personnes qui en font un usage fréquent en aient assez. » Un représentant syndical dénonce une violation d’un droit fondamental. Julien Troccaz, cheminot et secrétaire fédéral de SUD-Rail, affirme : « Il s’agit bien sûr d’une limite à ne pas franchir, et nous répondrons de manière appropriée aux attaques. » Certains juristes estiment que même en cas d’adoption de la proposition de loi, celle-ci pourrait être sujette à une contestation de son caractère constitutionnel.
