Dés ce mardi des amendes forfaitaires contre les squatteurs de halls d’immeubles

Dés ce mardi des amendes forfaitaires contre les squatteurs de halls d'immeublesPoliciers et avocats reviennent sur cette mesure qui vise principalement le trafic de stupéfiants au pied des immeubles. Dès ce mardi, les policiers vont bénéficier d’une nouvelle arme pour lutter contre les squats dans les halls d’immeuble ou dans les parties communes.

Ces amendes forfaitaires délictuelles (AFD) correspondent à une sanction pénale qui est prononcée en dehors d’un procès et effectuée par un policier, un gendarme ou un agent public assermenté lors d’un contrôle. « En termes de stupéfiants, cela porte ses fruits.

Cela peut faire cher le joint quand on repart avec une amende de 200 euros, explique un policier. Pour les halls d’immeuble, cela fera un outil complémentaire, une arme supplémentaire». « Cela va nous permettre d’être beaucoup plus efficaces, car l’ancien délit était très difficile à caractériser, avec le regroupement de plusieurs plaintes, une tâche parfois compliquée à effectuer dans certains quartiers », précise un policier.

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Petit bémol, des mineurs travaillent très souvent comme petites mains dans ces trafics, à des postes de guetteurs, aux abords des halls ou à l’entrée d’un quartier, ou comme simple vendeur. Ils sont exclus de ce dispositif !

Par ailleurs, « si une personne refuse de signer la contravention, nous devons faire une procédure complète », précise un autre policier. « On fait l’amalgame entre beaucoup de personnes qui vivent normalement et des personnes liées au trafic de stupéfiants. » Ces AFD risquent d’augmenter la fracture entre la police du quotidien et une partie des habitants de ces quartiers.

« On est justement dans des quartiers souvent occupés par la police. C’est de la simple mesure électrochoc », ajoute Me Louveau.

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