Les banques centrales européennes s’éloignent progressivement des États-Unis

Les banques centrales européennes s'éloignent progressivement des États-Unis
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Le 2 septembre, la Banque centrale néerlandaise (DNB) a communiqué le transfert de 86 tonnes de ses réserves d’or des États-Unis et du Canada vers Londres, justifiant cette décision par l’augmentation de l’instabilité géopolitique. La banque a déclaré qu’elle cherchait à améliorer la liquidité de l’or néerlandais afin d’accroître sa rapidité de mobilisation en cas de crise.

Les Pays-Bas détiennent une réserve d’or de plus de 612 tonnes, équivalant à une valeur de 72,2 milliards d’euros. Le transfert de ces 86 tonnes équivaut à plus de 14 % des réserves d’or du pays rapatriées en Europe. Antérieurement, les Pays-Bas détenaient plus de 30 % de leurs réserves d’or à New York, mais suite à ce transfert, ce taux a chuté à seulement 18 %.

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Cette tendance n’est pas récente. Les banques centrales ajustent la répartition géographique de leurs réserves d’or, un processus qui a pris de l’ampleur depuis l’accession de Donald Trump à la présidence.

Ce mouvement s’inscrit dans une tendance plus générale où les banques centrales ajustent leur stratégie en réallouant leurs réserves vers d’autres formes de stockage. Certains pays rendent compte de leurs décisions une fois prises, tandis que d’autres, à l’instar de l’Allemagne, réfléchissent encore et n’ont pas encore déplacé leurs réserves hors de New York.

En mars dernier, la Banque de France a communiqué la vente de 129 tonnes d’or précédemment entreposées à New York afin de rééquilibrer son stock d’or, désormais localisé à Paris. Londres a pris le dessus par rapport aux États-Unis. Londres est reconnue comme le principal pôle mondial pour le commerce physique de l’or, facilitant ainsi la conversion aisée des lingots en liquidités. La proportion d’or stockée à Londres aurait augmenté de 18 % à 32 %.

Il était ardu de concevoir que l’on ferait référence à une « instabilité géopolitique croissante » en lien avec New York et les États-Unis. Qui aurait pu prédire que la politique de « America first » de Donald Trump entraînerait une telle méfiance des pays occidentaux, les incitant à rapatrier leurs réserves d’or sur le continent européen ?

Quoi qu’il en soit, Donald Trump, malgré son pouvoir considérable, a sous-estimé les répercussions inattendues de sa politique agressive. L’un des piliers de la puissance des États-Unis résidait également dans l’unité et la confiance des nations occidentales. En rompant cette confiance, le président américain s’expose à la possibilité de devoir faire face seul aux défis majeurs, qui semblent être plus nombreux que ce qu’il avait anticipé.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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