Rodéos urbains : Marseille utilise une nouvelle stratégie après la condamnation de l’État

Les autorités ont présenté leur nouvelle stratégie contre les rodéos urbains à Marseille, après la condamnation de l’État pour inaction. Face aux rodéos urbains qui pourrissent la vie de certains Marseillais, notamment dans les quartiers populaires de la ville, la préfecture de police a présenté sa nouvelle stratégie mardi, lors d’une opération de destruction de motos et de quads récemment saisis.

Désormais les autorités « frappent fort pour mettre un coup d’arrêt à ces phénomènes », a insisté mardi la préfète de police des Bouches-du-Rhône, Frédérique Camilleri, en assistant à la destruction d’une trentaine de moto-cross, quads et autres scooters saisis par la division Nord de la police marseillaise.

Au total, 84 véhicules ont été saisis par les équipes du commissaire Patrick Longuet depuis mai 2020, lors d’opérations de contrôle ciblés, suite aux signalements d’habitants, des conseils de sécurité de quartier ou des brigades de police de terrain.

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Pour éviter les pressions possibles sur les personnels municipaux, les véhicules saisis ne sont plus parqués à la fourrière municipale, mais directement gardés dans des locaux de la division Nord.

« Le plus souvent, ce ne sont pas des véhicules volés, mais simplement des véhicules non homologués pour circuler sur la voie publique », a expliqué la préfète.

Les rodéos motorisés, devenus des délits depuis la loi du 3 août 2018, sont passibles d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende, voire 5 ans et 75 000 euros d’amende en cas de conduite sous l’effet de l’alcool ou de stupéfiants.

Il faut simplement espérer que les préfets de France agiront de même sur tout le territoire nationale afin d’endiguer ce phénomène qui gênent les habitants.



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