Pour Serge Blisko, il faut être sérieux, compétent et professionnels et surtout fermer sa grande bouche

Et le taux d’occupation des services de réanimation était vendredi “d’environ 89%” dans les hôpitaux du pays. Et même en cas de confinement, il serait trop tard, prévenait lundi sur RMC Jean-Michel Constantin, chef de service anesthésie-réanimation à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris: “Dans tous les cas, le mois d’avril va être épouvantable, ça va taper très dur”, assurait-il.
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Un constat partagé par de nombreux médecins d’Île-de-France qui dans deux tribunes distinctes dans Le JDD et Le Monde, on fait état d’une situation critique et agité le spectre du tri des patients. Il manque de personnel dans les services de réanimation, et il est impossible d’en faire venir d’autres régions.
Selon Serge Blisko, président du Conseil d’administration de la Fédération hospitalière de France d’Île-de-France et ancien député.” On n’a pas consulté les autres médecins et les infectiologues pour cette tribune. Tous les malades seront accueillis dans les hôpitaux. On ne fait pas une tribune en disant qu’on va trier! Cela affole les malades, les patients et les familles. Toutes les réactions que nous avons sont inquiètes ou furieuses”. “Que voulez-vous que l’opinion publique pense de ce cri d’alerte ? Il faut être sérieux, compétent et professionnels et surtout fermer sa grande bouche quand on est sur le terrain. Ce sont des gens qui font pression politiquement, chacun doit balayer devant sa porte avec des moyens effectivement limités, surtout en personnel formé”, a lancé Serge Blisko très remonté.
