Les ventes de voitures électriques dans la tourmente

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Pour les constructeurs, c’est la douche froide. Certaines stars du marché accusent le coup. Le dispositif de crédit-bail ou leasing social, qui a permis à 50 000 ménages modestes d’acquérir une voiture électrique pour 100 euros par mois sans apport, a aussi été arrêté. « Ces aides sont pourtant absolument essentielles, insiste Marc Mortureux, le directeur général de la PFA. Tant qu’un véhicule électrique coûte plus cher à l’achat qu’un véhicule thermique, de l’ordre de 30 % aujourd’hui, il est extrêmement difficile d’en vendre sans accompagnement».
L’autonomie plus faible de ces véhicules préoccupe toujours les clients. Équipées de petites batteries, les citadines Twingo E-Tech et Fiat 500e permettent, par exemple, de rouler 190 km au maximum. Beaucoup de consommateurs redoutent la panne. Aujourd’hui, « le maillage du territoire en bornes de recharge est souvent jugé insuffisant », arme un analyste financier.
Il apparaît « très compliqué », s’inquiète Marc Mortureux, de respecter les objectifs fixés par Bruxelles. Interdiction de la vente de voiture thermique à partir de 2035.
Au mois de juillet, Luca de Meo, le patron de Renault, a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme. Il a appelé l’Europe à faire preuve de « souplesse » à l’égard de l’industrie. Son rival Stellantis paraît plus confiant. Le constructeur revendique une part de marché dans l’électrique de près de 18 % au mois d’août. « Nous tiendrons les objectifs de 2025, indique-t-il. Stellantis, va commencer à commercialiser les T03 et C10 du constructeur chinois Leapmotor.
Les prochains mois seront décisifs pour les constructeurs français. Tous espèrent relancer leurs ventes avec des véhicules plus abordables.
