Les Guyanais s’apprêtent à vivre une «Journée morte»

Les Guyanais s'apprêtent à vivre une «Journée morte»Les Guyanais s’apprêtent à vivre une «Journée morte». Après un démarrage timide de la «grève générale illimitée» lundi, la population est appelée à défiler, ce mardi, dans les rues de Cayenne et de Saint-Laurent-du-Maroni, les deux plus grandes villes de la région.

Les Guyanais, «toutes communautés et toutes générations confondues», sont appelés à défiler dès 8 heures à Cayenne (13 heures à Paris) et 8h30 à Saint-Laurent-du-Maroni, communes distantes de 250 kilomètres, pour exprimer leur colère.


Pour que l’affluence soit au rendez-vous, «la circulation sera ouverte en début de matinée» malgré les barrages routiers, selon France-Guyane.

Après plusieurs jours de blocage – vols annulés, barrages routiers, établissements scolaires et université fermés -, la collectivité ultra-marine et ses 260.000 habitants a finalement connu une mobilisation moindre hier: Le blocage n’était pas total, La plupart des stations-service ont pu être ravitaillées tandis que les commerces étaient ouverts avec une affluence proche de la normale.

La situation était également plus calme autour des barrages routiers dans Cayenne où les manifestants n’étaient que quelques dizaines à empêcher les voitures d’entrer ou de sortir de la ville, contre des centaines ce weekend.

Le premier ministre Bernard Cazeneuve a annoncé, lundi, qu «une délégation de ministres sera sur place avant la fin de la semaine» pour conclure les discussions engagées par une mission de hauts fonctionnaires dépêchée sur place samedi.

«Si toutefois les conditions du respect (…) et de l’ordre républicain sont réunies», a-toutefois précisé le chef du gouvernement qui a affirmé vouloir signer le «pacte d’avenir» avec la Guyane dans «les meilleurs délais».

Christiane Taubira reproche au président de la collectivité territoriale, d «entretenir depuis des mois un feuilleton sur le Pacte d’avenir sur le thème – je signe, je ne signe pas».




   

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