La démission du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers

La crise entre le président de la République et le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers a atteint son point culminant, mercredi 19 juillet, avec la démission du général.
Le point sur les réactions à cette démission, fait sans précédent depuis 1958.
«La démission du chef d’état-major des armées est un événement historique qui pose deux questions extrêmement préoccupantes pour nos institutions», relève le groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale.
D’abord, selon les députés LR, «la confiance entre le président de la République et notre armée est très gravement mise à mal et sans doute définitivement rompue».
Pour Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, cette démission est «un signal inquiétant» parce que «le président de la République reproche à ce grand soldat de s’être exprimé librement devant les députés», mais également «parce que l’attitude (de M. macron) marque une fébrilité et un goût certain pour le pouvoir sans vis-à-vis».
« Institutions bafouées », a tweeté le député PS Luc Carvounas, rappelant que le général de Villiers a été « démis après s’être exprimé devant le Parlement ».« De cette démission du [chef d’état-major des armées], on pourrait retenir que le chef de l’Etat ne reconnaît pas au Parlement le droit d’être informé », commente également l’ancien garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas.
Pour la députée socialiste Delphine Batho, Pierre de Villiers est « un lanceur d’alerte ». Qu’il ait été « obligé de démissionner » est selon elle « grave pour nos armées et pour le Parlement qui vote la loi de finances ».
